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Ces ondes peuvent être utilisées à de grandes distances par un radioconducteur qui ferme alors un courant. L'effet produit ne dépend que de ce courant. Tous les effets des courants deviennent possibles. Comme la plupart de ces effets demandent de très forts courants, le radioconducteur n'est pas dans le circuit lui même il est dans un circuit auxiliaire, qui sert simplement à provoquer un déclanchement. Ce déclanchement ouvrira ou fermera, selon la volonté de l'opérateur à distance, le courant préparé pour produire tel ou tel effet.

L'année dernière, à titre d'expérience, un sous-marin, sans équipage, a fonctionné sur la côte d'azur, à Antibes. Ce singulier navire se compose de deux cylindres le cylindre supérieur a neuf mètres de long, servant de flotteur à l'ensemble il porte deux petits mâts auxquels sont fixées des lampes et l'antenne réceptrice des ondes hertziennes.

Le cylindre inférieur a onze mètres il renferme le tube lance-torpille et l'ensemble des distributeurs du mécanisme le tout protégé par deux mètres d'eau. Ainsi armé, que l'ennemi soit signalé, le sous-marin est mis à l'eau, se meut, gagne la haute mer, se dirige vers tel ou tel cuirassé, lance la torpille et revient, tout cela au gré d'un opérateur qui reste à terre et lance les étincelles voulues.

Le cuirassé atteint s'effondre 1 Peut-être le sous-marin sera-t-il lui aussi frappé, mais qu'importe, il n'a pas d'équipage sa perte se résume en une faible question d'argent!

N'est-ce pas merveilleux Et le chanoine Bonnefoi de s'écrier: Qui sait si on ne verra pas un jour les forteresses défendues sans soldats 1. De la science physique et sous la conduite d'un guide sûr, nous passons à la science du droit juridique, avec M. Travail très documente, d'un grand intérêt, que l'Académie s'est empressée d'insérer dans ses Mémoires, et qui, sous une forme concise et claire, nous fait saisir sous l'empire de quelles idées ont procédé les hommes d'Etat et les jurisconsultes qui devaient, dans la pensée du premier Consul, donner à la France une législation uniforme, en harmonie avec les principes proclamés par la Révolution de Cette étude nous enseigne que le droit civil devint indépendant de toute croyance religieuse, rompant en cela avec le passé.

Mais bien que les esprits fussent encore imprégnés des idées propagées par l'Encyclopédie doctrine du sensualisme philosophie de la raison pure, la force irrésistible de la logique humaine chez des hommes d'Etat tels que Portalis, leur fit proclamer, par l'organe de ce dernier, l'existence d'un droit universel immuable, base de la croyance en la loi morale supérieure et éternelle.

Donc le code civil, charte de nos droits individuels, dit M. Une telle conception philosophique, portant en substance la consécration du droit individuel supérieur, par. Familier avec les questions sociales, dont il suit la marche et le développement chez toutes les nations, M.

Depuis le Congrès tenu à Amsterdam, en , le socialisme d'origine germanique tente d'engager les autres écoles dans la voie des doctrines collectivistes. Des doctrines de cette nature ne tendent à rien moins qu'à bouleverser notre législation, en jetant le trouble dans la société.

Espérons donc que le monument législatif qu'est le Code civil, dont l'existence est plus que séculaire et dont l'application n'a cessé de consacrer les grands principes de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, et l'inviolabilité de la propriété respectée, ne sera pas atteint dans l'assiette de ses puissantes assises, par les novateurs dont la science sociale n'est qu'utopies et qui, dans son application, serait la violation manifeste du droit.

Il est vrai, néanmoins, que des réformes s'imposent, mais dont la nécessité ne saurait être un reproche à l'adresse des auteurs du Code civil. En effet, dans le cours du xix" siècle, les progrès de la science qui ignore bien des secrets que la nature tient en réserve pour les âges futurs , ont apporté un tel degré de richesses et de développement dans l'industrie, la pro-.

Quoiqu'il en soit, la transformation de la vie sociale étant un fait accompli, il y a lieu de faire droit à ses aspirations, sagement admises, et de procéder à la révision des textes du Code qui ne sont plus en harmonie avec les idées nouvelles, et à combler les lacunes créées par le développement de l'industrie, et dont la plus importante concerne le contrat de travail, auquel le Code civil n'a consacré que deux articles, dont un abrogé depuis trente ans, en rappelant, comme le dit M.

Remontant le cours de l'histoire, nous sommes transportés en pleine renaissance, grâce à M. Tel est le présent que leur a offert M. Ces lettres nous montrent, d'une part, les sentiments de respect et d'exquise délicatesse que les membres d'une même famille professaient entre eux, et, d'autre part, cet esprit de dévouement et d'abnégation qu'ils pratiquaient pour le triomphe de leur foi.

Mais si le livre de raison, en , est empreint des saveurs de la langue d'Oc ou du roman-provençal, il voit,. Et, en effet, quoi de surprenant? Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit pas d'une querelle confessionnelle l'Eglise et le Roi n'y sont pour rien, dit M. Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix.

Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1. Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire. Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique.

Dans cette assemblée règne le plus grand ordre. Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et. Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune.

Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour. On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1. De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M.

Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes. Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1. Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc.

Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6.

Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle. L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé.

L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire. Nous avons aussi à citer M. Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M.

Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M. Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart.

Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis. Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales.

L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers.

Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux. Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M.

Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père. Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique. Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard.

Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M. Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome.

La compagnie a été heureuse de constater que M. Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite. Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-. Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M.

Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M.

Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question. Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M.

Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant. On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,.

On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards?

Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire? Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère.

N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien? Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations?

Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien. Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans. Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-. Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions. Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie.

Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes. Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,. Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis?

Ne leur devons-nous pas un souvenir ému? La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler. Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes.

En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères.

Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille. François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale. Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile.

Les travaux de M. Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs.

Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir. Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie. C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique.

Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M. Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M.

Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée. Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants.

Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer. Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement. A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections.

Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction. Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude.

J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés.

Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur. D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois.

Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires. Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là.

Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire.

A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain. A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens.

Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous. Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises. Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie. Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une. Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues.

Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre. Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable.

Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé. Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne. Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département. Le programme en est libellé en ces termes.

Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale.

Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle. Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé.

Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier. Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis. De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter.

Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison. Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles.

Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots. J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile.

Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité. II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire. Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta.

Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau. Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins. Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy.

Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur. Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille.

Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail.

Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles. Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres. Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications.

Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus. La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur. Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo. Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris.

Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements. Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations. Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville.

Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran. Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer. C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux. Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré.

L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer.

Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire. Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale.

Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet.

S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté. Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat. Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant.

Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit. Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique.

D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM. Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois. Elle montre quelque érudition de sa part. Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations.

Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage. Encore une fois, nous l'en remercions.

Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique. Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département. Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1. Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir. Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal.

Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la. On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire. Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal.

Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes. Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département.

Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement. J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme. Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie. Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini.

Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre. Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit.

Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique. A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens. II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres.

Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé. Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement. II peut être accordé des mentions honorables. Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours.

C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation. Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie. Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture.

Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Ainsi la pièce ne pouvait se réclamer auprès de nous, pour obtenir le Prix Jules Salles, ni de son origine, ni du lieu de sa conception, de sa gestation, de son élaboration, ni du lieu de sa naissance et de son apparition au monde, ni du milieu et du décor dans lequel elle se manifeste, elle évolue et brille.

Elle voit le jour, s'établit et triomphe sur une scène parisienne, se produit et se meut dans un décor russe. Elle va, parait-il, se montrer en Amérique.

Elle ne nous a pas même donné l'occasion, comme tant d'autres succès de théâtre, en un plus ou moins rapide passage, de la voir, de l'apprécier, de l'applaudir sur notre scène nimuise. Nous le réclamons hautement pour la joie et l'orgueil de notre ville qui lui a donné le jour. Elle est heureuse, elle est fière de ce jeune et déjà très habile et réputé homme de théâtre. Mais l'Académie de Nimes dont je suis le porte-parole officiel et dont je voudrais être l'interprète plus persuasif et éloquent tient à saluer publiquement, en cette séance.

L'hésitation n'a pas été longue sur les concurrents qui restaient en présence. Toutes les candidatures se sont évanouies ou ont été retirées devant celle qui finalement a triomphe. Tous se rapportent aux suspects du seul canton de Roquemaure en Une autre candidature avait seule résisté jusqu'au dernier moment.

II s'agissait d'un Cours méthodique de composition décorattue, par F. Telles sont les conditions dans lesquelles la solution est intervenue. A peine prise, notre décision a été incontinent divulguée comment? De la discussion et de l'attaque au blâme, il y a peine un petit pas il a été lestement franchi. Dieu me garde d'entrer en polémique.

Je ne peux pourtant pas, en séance liublique, négliger d'exposer les circonstances de la cause et de déduire les motifs de notre jugement. Les discussions ne naissent-elles pas toujours faute de s'entendre sur les définitions, sur les. Qu'on excuse ces détails exceptionnels ils sont rendus nécessaires par les circonstances toutes spéciales qui me pressent de les fournir pour édifier notre souverain juge, le public.

Avec cette presque unanimité, le résultat favorable à M. Jean Vidal n'était pas douteux. Ainsi proclamé, il devait être soumis à l'assemblée générale de l'Académie en sa prochaine séance pour qu'elle prononçat en dernier ressort.

Ce jour arrivé, les partisans de M. Ils s'y rendaient loyalement, habilement aussi, afin sans doute de se ménager une victoire future. Le détail annoncé de cette publication, avec l'importance relative de ses diverses parties, justifie amplement cette opinion. Et on a remis à plus tard une nouvelle présentation de la candidature qu'on retirait cette année.

L'Académie n'avait, évidemment, après ces explications, qu'à prendre acte de cette catégorique et sage déclaration de désistement.. Celui qu'en dernière analyse nous avons résolu de couronner restait donc seul dans l'arène, par conséquent le maitre du champ de bataille. Pour me servir d'une formule qu'en l'espèce me suggère une insinuation plus malicieuse, quoiqu'on en ait, que spirituelle, les quarante hommes d'esprit de l'Académie française n'auraient, à coup sûr, fait ni mieux, ni autrement.

L'erreur des critiques vient ici de la confusion qu'ils ont faite des Concours et des Legs, de leur complète ignorance, pour ceux-là, des programmes imposés, de leur oubli total, pour ceux-ci, des dispositions expresses que les testateurs nous ont commandé d'appliquer.

Au demeurant, l'assentiment et la ratification donnés à notre décision par les concurrents eux-mêmes ou leurs patrons nous consolent tout à fait ils calmeraient absolument les scrupules de notre conscience, si, dans ces circonstances, elle en pouvait avoir.

L'auteur est d'Aimargues il a travaillé à Aimargues et il ne pouvait guère mener à bien son travail ailleurs. Nul n'a pu contredire ce point et ne s'est avisé de le faire, pas même l'auteur, comme M. Edmond Guiraud pour son Anna Karënute. Paris, librairie des Sciences agricoles, Charles Amat, éditeur, 11, rue de Mëzières, pages.

Dans la première, on trouve Histoire générale de la Commune. Analysé devant notre Compagnie par notre excellent et érudit confrère, M. Bruneton, qui, avec raison, l'a beaucoup vanté annoncé avec détail et grand éloge dans la Revue du Midi 1 par son Directeur avisé, M. Uruneton, l'ouvrage de M. Jean Vidal ne pouvait manquer de remporter le Prix Jules Salles, que nous lui avons octroyé, en lui appliquant exactement les termes employés par le testateur pour le choix et la désignation du lauréat 3.

Jean Vidal suscitent des imitateurs de sa louable initiative pour les autres localités de notre département. Il publie, en première page, un article de M. L'auteur cite, a l'appui de sa thèse, des fragments importants et dont il affirme au besoin la valeur du livre récent de M.

Jean Vidal, un méridional. Ce serait un argument de plus et de poids en faveur de notre lauréat. Pour la première fois, cette année, la musique a été admise à bénéficier de la faveur de la fondation Maumenet. Un de nos jeunes compatriotes a eu la chance d'attirer notre attention sur cette intéressante branche de l'art. Elève de la classe de violoncelle, instrument si utile et un peu trop négligé, au Conservatoire de Paris, il est des plus heureusement doués.

Ses qualités naturelles cultivées par un travail assidu et plein de discernement lui ont déjà acquis des succès qui nous donnent les meilleures espérances.

Le plus en vue est toujours M. Fernand Janin, qui a déjà obtenu, en architecture, le premier second grand prix de Rome. Il est actuellement en loge pour le concours de Je ne saurais omettre que nos pupilles ont été admis au Salon de la Société des Artistes français. Ils y font bonne 1 Récompenses obtenues par M. Fernand Janin au cours de l'année scolaire G En mai, Grande Médaille de la Société centrale des architectes. Marcel Mérignargues y a un buste d'homme que nous avons fort goûté à son exposition de janvier dans cette Galerie Jules Salles.

Georges Nolhac, à l'exemple des plus grands maitres, cultive avec goût, avec ardeur et très honorablement les différentes branches de son art. Au concours de fin d'année ceci annoncé durant l'impression de ce rapport , M. Nolhac a obtenu le 1" prix d'atelier de lithographie. Enfin, M"'Jeanne Amblard, qui réussit très bien les aquarelles, en a, au même Salon, une fort jolie devant laquelle s'arrête volontiers le connaisseur.

Nous nous plaisons à constater ces heureux présages de brillantes carrières que le généreux testateur a voulu préparer et faciliter et dont ses mânes doivent avec nous se réjouir. Le guetteur voit s'ouvrir l'oeil nacré du matin. Il embouche la trompe éclatante et soudain La fanfare s'épand dans l'aurore vermeille.

Aux sons vibrants du cor le vieux manoir s'éveille. Les palefrois lustrés, impétueux et beaux Piétinent le pavé des cours de leurs sabots. Les diligents piqueurs fourbissent l'arbalète. Les pages, sémillants comme des papillons, D'un fin bandeau de cuir chaperonnent la tête Des sacres, des gerfauts et des émerillons. Avec ses fûts légers, embellis d'astragales, De fttets, de rinceaux l'oratoire est ouvert. Dames et chevaliers, vêtus d'un surcot vert, Ayant la verge en main, foulent le grès des dalles.

Le châtelain, au banc d'érable, dans les stalles, Penché sur un missel de vélin recouvert, A l'autel du patron des chasseurs, saint Hubert, Entend psalmodier les moines en sandales. La messe est dite. Alors au signal des clairons Glisse le pont-levis massif et les barons.

Dévalent lentement par le sentier pierreux. Ils errent longuement sous la futaie, en quête Du gibier, plume ou poil, dont ils ont grand souci. Un cerf au pied rapide apparait.

En bande les seigneurs galopent et la bête Détate, dépistant les limiers écumants. Dont un écho redit les rauques hurlements. Mais lasse de courir et la langue pendante, Devant les lourds épieux acculée, aux abois, Elle brame, chancelle et sous la meute ardente, Aux sons de l'hallali, s'écroule au fond des bois.

Les dames cependant explorent les broussailles. Leur rire tinte clair, Les gentils damoiseaux Sur le bord des étangs écartent les roseaux Et lâchent les furets aux fente, des blocail!

De leurs agiles doigts ils tendent des réseaux, Dressent des bâtonnets où s'englueront les cailles. Et dans la gibecière aux élastiques mailles Emprisonnent perdrix, lapins et bécasseaux. Le faucon, libre enfin de sa coiffe à clochettes, Crispe d'un ongle noir le velours des manchettes, Bat de l'aile, s'enlève et darde ses regards. D'une prunelle aiguë il fouille au loin l'espace, Et tombant tout à coup, vertigineux, rapace, Agrippe dans leur vol sarcelles et canards. Pour le retour l'appel de la fanfare éclate.

La troupe des veneurs harassés et poudreux S'en revient à pas lents le long des chemins creux De la glèbe fleurie ou de la lande plate. Groupés autour de lui, dames, pages et preux L'escortent en chantant dans le soir écarlate. Là-bas, à l'horizon glorieux, le soleil. Comme un galion d'or coule et plonge vermeil. L'Occident bout l'abîme en fusion s'embrase.

Une nappe de flamme empourpre le château Et l'auguste donjon, gigantesque topaze,. Biset de la Baragna era bravamen lai. Era bravamén lai, Biset de la Baragna.

Foou dire que Biset era'n paoure erissoun Et qu'à mai de trenta an restava viel garçoun, Sans gran, mcra ni sur, sans tanta ni cousina Per ye fricouta sa cousina. Una flUa de biai y'ouriè proun counvengu Per fenna l'ouriè presa et l'ouriè ben aimada. Mai res, res t'avië pas vougu. Ende sa barba rufa et sis peu sans poumada.

Pamen mancava pa de terra ou bon sourel Fasiè per an en bla, vint ou trenta soumada Mai ou men cent kilo de fourel. Et Biset amourous, que soun pitre ye ba Couma'n tambour, sounjan que per miel acaba De decida la jouina mera,. Coum' ou pensas, lis lapinet sautant Sus soun râblé s'engroufigneroun. Ou vesès ben, ma mia Sen toutis couma aco dinc ma familla. Es pa ta fauta? Es nascu couma aco. Les deux mémoires suivais de Af. Voir le rapport de Af. Jusqu'ici on avait peu écrit sur le clergé constitutionnel.

A la fin du xvni" siècle, l'Eglise de France avait besoin d'apaisement, ce n'était pas encore le moment de parler. D'ailleurs que savait-on sur les prêtres assermentés? On était presque réduit à confondre les jureurs avec les apostats. II faut bien le dire aussi, les ecclésiastiques plus à même de s'occuper de leurs devanciers gardaient le silence, craignant de mal édifier, et oubliant que la vérité, pour si cruelle parfois qu'elle soit, est toujours la vérité.

Depuis on est revenu de ces errements, et de plus, le goût des recherches directes dans les archives ayant pris faveur, nous commençons a posséder une bibliographie du clergé constitutionnel. En une année, la librairie française a édité: Le dernier en date de ces utiles travaux est le Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel, dû à la plume de Paul Pisani 2. Désormais l'élan est donne nous n'avons pas de raison pour ne pas dire, à notre tour, l'histoire d'un simple prêtre, âme sacerdotale peu extraordinaire sans doute, mais dont l'étude peut nous offrir plus d'une legon.

L'abbé Louis Véran appartenait a une famille des plus anciennes et des plus considérées de la ville d'Arles. Son père, Antoine Véran, exerçait l'office de notaire public et occupa à plusieurs reprises des charges municipales. Il épousa le 30 mars not. De ce mariage naquirent plusieurs enfants dont quelques-uns ont eu une certaine notoriété. Le second, d'abord pharmacien, s'éprit 1 Nevers. Il a produit nombre de gravures intéressantes.

Il mourut dans sa ville natale le 10 septembre Celui de ces enfants dont nous entreprenons de raconter la vie est l'abbé Louis Véran. Il était né le 17 juin Au printemps de cette année, se firent les diverses élections des députés à l'Assemblée nationale. L'abbé Véran prit part aux différentes réunions du clergé, entre autres à l'assemblée qui se tint à l'Archevêché, le 18 mai, à 3 heures du soir, sous la présidence, en absence de l'archevêque, de l'abbé de Pazéry, et dans laquelle fut rédigé le cahier des doléances des ecclésiastiques 1.

Cependant l'abbé Véran n'occupait encore aucune situation dans le diocèse, bien que son père eût prié l'archevêque de lui donner une place, comme le prouve la lettre suivante, datée de Versailles, le 25 septembre L'abbé Véran fut enfin nommé vicaire à Fontvieille, aux portes d'Arles, sur les instances de l'abbé Muratory, curé de la paroisse.

Cependant la célèbre Constitution du Clergé avait été votée par le Parlement. Un décret du 27 novembre t porta des peines sévères contre les ecclésiastiques qui ne s'y soumettraient pas. L'ahbé Véran, après bien des hésitations, prêta le serment constitutionnel, le 30 janvier t79t, devant la municipalité de Fontvieille. Le 4 février suivant, le département des Bouches-du-Rhône lui assura un traitement de t28 livres, 10 sols, 3 deniers, bien maigre récompense pour la grave détermination qu'il venait de prendre 1.

Mais son père n'était pas sans inquiétude au sujet de cette démarche. Il avait à Tarascon un ami qui avait vécu autrefois à Arles, le Père Fabre, grand carme, bien connu par son célèbre panégyrique de la ville d'Arles, imprimé en 2. H lui écrivit donc le 25 mai Toute autre décision ici pourroit m'être suspecte, tant d'un parti que de l'autre.

Le père Fabre lui répondit presque aussitôt, en lui donnant les raisons pour lesquelles, estimait-il, on pouvait prêter serment. Je me suis souvent occupé et depuis longtemps de cette matière. Je m'en étais fait un de mes principaux t devoirs dans un travail que je fis, il y a deux ans. C'ëtoit un mémoire que je fis passer à M' Necker pour l'Assemblée nationale. Pour s'appercevoir qu'il n'y en a point qui puisse D en dispenser ses ministres, il n'y a qu'à jetter les yeux a sur l'Evangile et la tradition, la pratique des premiers D siècles de l'église.

Ma sécurité, ma conduite propre, a dans le même cas où vous vous trouvez, doivent vous? Dumonchel, évêque du Gard. Deux jours après il arriva à Arles. I have to thank you for the efforts you have put in writing this website. I really hope to check out the same high-grade blog posts by you in the future as well. Do you have any solutions? This blog looks exactly like my old one! Great choice of colors! And i am happy studying your article. But wanna remark on few general issues, The site taste is ideal, the articles is truly nice: Does building a well-established website like yours take a massive amount work?

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C'est un nombre impair. Dans les autres dimensions les nombres carrés sont fréquents. Citons seulement l'ordre supérieur des colonnes du premier étage; théoriquement il devrait atteindre trente-six pieds plus deux onces; l'architecte a triché, il n'a pas tenu compte des deux onces pour faire triompher le nombre carré de 6, c'est-à-dire 36 pieds. Le nombre treize est sans contredit celui qui a reçu le plus d'honneur dans la construction des arènes. Nous le 1 Nous laissons les portes de service aux extrémités du grand axe à part: L'exemple le plus frappant est celui de l'intervalle compris entre les deux courbes intérieure et extérieure qui dessinent la forme elliptique, et enserrent, pour ainsi dire, dans leur protection, l'immense majorité 2 des spectateurs.

Cet intervalle qui embrasse tant de gradins mesure exactement sept fois treize pieds. Tous ces rapports seraient-ils l'effet du hasard? Les mêmes faits sont constatés dans un grand nombre de monuments. Le hasard ne connait pas cette constance dans des conjonctures si diverses et si nombreuses.

Autant vaudrait de dire que ce hasard nous a fait régler par le système duodécimal les cadrans des horloges publiques ou privées, tandis que nous établissons la plupart des mesures courantes sur le système décimal. Qu'il nous soit donc permis de conclure le sentiment, qui a présidé à la répartition des mesures dans la construction des arènes de Nimes, est un sentiment religieux.

Dans son étude si importante sur nos arènes, Grangent, dès , dit p. Cette affirmation a fait école le plus grand nombre des plans de Nimes, répandus dans le public, portaient, jusqu'à ces derniers temps, l'indication des quatre points cardinaux, aux quatre extrémités des deux axes, ce qui servait d'orientation à la carte.

Depuis quelques années on s'est aperçu de l'erreur, et on l'a corrigée. Car c'est une erreur de croire que l'architecte a voulu orienter son monument. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à remarquer la direction de l'ombre solaire. Si les arènes étaient orientées par les deux axes tournés vers les quatre points cardinaux, à midi, la direction de l'ombre solaire se confondrait avec l'axe de la porte d'honneur, au nord, celle que surmonte un fronton triangulaire. Or il n'en est rien; l'ombre des pieds-droits du monument s'en va dans la direction des arceaux voisins de la rue de la Violette.

Que si, discutant sur le manque de précision des rayons solaires, on préfère la direction de l'étoile polaire, rien n'est plus facile que de se rendre compte d'une pareille indication. Ce sera un double plaisir, poétique et intellectuel. Plaisir poétique d'abord vous n'entrerez point sans un frisson de crainte profonde ou même de saisissement subit, dans ces ruines géantes que décuplent le silence du soir, les lumières ambiantes du boulevard et surtout l'immense velum du ciel.

Puis, vous monterez à travers le dédale des escaliers renouvelés, des piliers ébréchés par les morsures du temps et les injures des hommes. Il vous semblera alors, qu'au sein des ombres dures des rayons lunaires, quelques. Enfin parvenus au sommet de l'attiquc, vous chercherez en vain l'étoile polaire sur la ligne faîtière du fronton aux taureaux. Il vous faudra marcher quelques pas, jusqu'à ce que sous vos pieds s'ouvrent les arceaux voisins des deux rues déjà indiquées, celle des Arènes et celle de la Violette.

Mais, puisque les arènes ne sont pas orientées, quelle est la raison pratique de leur disposition? A cette question la réponse est facile. A l'époque gallo-romaine, l'amphithéâtre était comme le clou géant d'un immense éventail, dont les murs de la cité nimoise formaient la bordure vaguementtriangulaire, sur une étendue d'un peu plus de six kilomètres 6.

En effet, du balcon d'honneur de la porte des taureaux au fronton décoratif, a: Cette situation de l'amphithéâtre, placé à l'extrémité inférieure du triangle formé par les remparts romains, a motivé la disposition des axes du monument et le choix de la place à donner à la porte d'honneur.

C'est la seule que dominaient un balcon en forte saillie, et au sommet de la travée un fronton triangulaire porté par deux taureaux émergeant à mi-corps. C'était l'entrée réservée aux grands dignitaires de la cité nimoise, seule elle permettait aux spectateurs de choix de communiquer directement avec l'arène. Cette porte d'honneur et les vingt-huit arceaux qu'elle partage en deux sections, étaient visibles de presque toute la ville alors rejetée sur les pentes de Montaury 1 , de Combret ou Canteduc, de la Tourmagne, des Trois 1 Voir le travail du docteur Elie Mazel La fin d'une légende [Revue du Midi, août Fontaines et du Mont-Duplan.

Un très grand nombre de maisons pouvaient ainsi de leurs terrasses ou de leurs fenêtres apercevoir l'amphithéâtre, qui s'élevait au loin, dans toute la majesté de ses proportions, au milieu des jardins oudesprés, sur l'ombre du rempart, qui luiservait d'écran gigantesque. Concluons donc avec certitude, que la disposition des arènes de Nimes n'a pas été dictée par l'idée de l'orientation aux quatre points cardinaux, mais qu'elle a été réglée par son emplacement en regard des collines de l'antique Nemausus, auxquelles l'amphithéâtre présentait son grand axe, sa seule façade, coupée harmonieusement et rehaussée, en son milieu,par la travée de la porte d'honneur.

Au-dessous du fronton triangulaire que semblent aider à soutenir deux taureaux, aujourd'hui entièrement noircis parles siècles seuls, et non point comme on le dit quelquefois, par le feu des soldats de Charles Martel, se trouve le balcon d honneur 1 c'est là que, faisant face à la ville, les plus hauts dignitaires venaient s'isoler, en quittant la galerie du premier étage, et respirer à l'ombre l'air pur du Nord.

Mais, direz vous, comment établir l'existence de ce balcon d'honneur? La chose ne me parait pas douteuse. Cette entaille légère n'est pas autre qu'une entaille d'amorce pour retenir une cloison, formée par plusieurs dalles d'environ 4m50 dans la hauteur. Nous trouvons les mêmes entailles aux parapets de cette même galerie du premier étage. Ménard voit dans cette entaille, en raison de son évasement dans l'extrémité supérieure, un plan d'attache pour une colonne de bronze.

Or cet évasement terminal ressemble à l'évasement en courbe douce qui forme l'appui du parapet. Elle consiste en ce que le petit mur, ou mieux la cloison formée par les dalles qui venaient se souder aux pieds-droits de la galerie, constituait le fond du balcon d'honneur tandis que le parapet en était le devant.

Entre l'un et l'autre l'espace libre est de 1 m. La largeur moyenne à l'arcade étant de 3m55, ce balcon d'honneur comptait donc cinq mètres 50 décimètres carrés, soit la place pour dix personnes. Il faut remarquer que, pour obtenir cette surface sans déborder sur la galerie, l'architecte a porté très en avant le parapet de cette unique arcade.

L'entaille d'attache de ce dernier en fait foi. Tandis que les autres parapets sont établis en deçà de la ligne de contact des colonnes extérieures, celui-ci seul est avancé bien au-delà de cette ligne des colonnes, de manière à permettre aux personnages de surplomber sans effort sur la corniche du rezde-chaussée, et de voir jusqu'au pied de la façade, ce qui est absolument impossible aux autres arcades.

Une simple visite à la porte d'honneur suffit pour se rendre compte de cette affirmation. Les deux départs des parapets sont en place et font corps avec le piédestal de chaque colonne. De plus l'encorbellement du balcon était supporté par deux consoles, aujourd'hui effritées, et où certains ont cru voir des taureaux semblables à ceux du fronton, a l'étage supérieur.

On pourra objecter, avec Ménard, que les entailles en question ont servi à amorcer deux colonnes décoratives, en marbre ou en bronze. A cela nous répondons que les entailles s'arrêtent à la hauteur de la console, qui porte. Or le mur intact ne porte aucune marque de scellement. Donc une décoration isolée n'a pas occupé cette place, seule une cloison remplissant toute la largeur de l'arcade sauf, bien entendu, la porte dans son milieu pouvait venir buter sur les pieds-droits, et y tenir solidement, grâce à une coulée de ciment, introduite dans la rainure, résultant des deux évidements des pierres.

C'est une opinion souvent émise. Cette opinion ne nous paraît point soutenable. D'abord rien n'est moins prouvé que l'existence du canal de la Fontaine. Le contraire nous paraît assuré. Ce prétendu canal nous l'avons visité, en compagnie du conservateur de nos musées archéologiques. C'est un égout romain, il aboutit à l'euripe, égout collecteur de l'amphithéâtre par cette voie il portait ses eaux au-delà du monument dans la direction du midi, mais en aucun point il n'entre en communication avec le bassin cruciforme du centre de l'arène.

Ce bassin, d'ailleurs, n'offre aucun caractère d'architecture, qui puisse indiquer sa parenté avec le mode de construction de l'amphithéâtre. Le ciment n'est pas le même, les moellons smillés sont grossiers et les murs ne sont pas parallèles aux axes des arènes.

Si ce bassin eût été destiné par l'architecte à des jeux nautiques, nous. Or on ne trouve nulle part ces ouvertures, quoi qu'en ait dit une critique trop prompte à échafauder un système avant les fouilles. En admettant que la cité de Nemausus ait fait creuser un bassin de naumachies, longtemps après la mise en service du monument et qu'alors la pauvreté des appareils réponde à la décadence de l'empire, il resterait quelque trace du ciment romain spécial aux conduites d'eau, nous trouverions quelques coquillages d'eau douce, comme on en rencontre dans les conduits antiques de la Fontaine.

Or on n'a jamais rencontré aucun de ces débris. La conclusion qui s'impose consiste à reconnaître, dans ce prétendu bassin, une simple excavation creusée postérieurement à l'inauguration des arènes, pour obtenir l'usage des trucs de théâtre. Des trappes, invisibles aux spectateurs, permettaient de produire aux regards émerveillés de la foule des disparitions ou des apparitions subites ou lentes suivant les jeux en cours.

Un plomb de forme rectangulaire, pesant un peu plus de vingt kilogrammes 1 , a été trouvé sur le sol antique du prétendu bassin, c'est évidemment le contrepoids qui fesait mouvoir une de ces trappes, que les anciens appelaient pegmata. D'autres débris indiquent aussi des jeux de gladiateurs, des courses de chevaux, mais rien n'a jamais été rencontré qui puisse désigner un service de jeux nautiques. En effet, une entreprise aussi importante que celle du bassin à naumachies, avec le canal d'adduction et celui du départ des eaux, aurait exigé l'intervention d'un architecte.

Or les Crispii, comme le remarque Germer-Durand 3 , étaient une famille d'ouvriers artifices , l'un d'eux exerçait la profes.. Ils étaient tout désignés pour accomplir un travail de second ordre comme celui de creuser une fosse à trucs. Celui-ci nous a laissé son nom sur ses métaux, l'autre l'a gravé deux fois sur les murs du souterrain destiné aux trucs des représentations. Révoil, dans ses fouilles de , remarqua sur les murs du souterrain, qui nous occupe, des trous se faisant vis-à-vis, sur les côtés Est et Ouest.

L'éminent architecte, s'appuyant sur la disposition et la hauteur de ces cavités, conclut à leur destination pour des machines à trucs.

Sommes-nous trop audacieux quand nous disons le creux, qui s'étend sous l'arène au milieu de l'amphithéâtre nimois, n'est point un bassin pour des jeux nautiques, il constitue simplement une fosse à trucs pour les représentations des jeux divers, dans le monument romain.

On pourrait écrire une étude, qui ne manquerait pas d'intérêt, sur les inexactitudes commises par les dessinateurs et même par les photographes, dans les représentations des monuments de Nimes. Ne parlons que des arènes. Ouvrez, par exemple, la géographie du Gard, publiée chez Hachette troisième édition ; vous verrez, à la page 57, l'amphithéâtre de Nimes campé sur une base aussi élevée que celle de la Maison carrée. Tous les arceaux deviennent ainsi inaccessibles. Il faut penser, en voyant cette gravure, que la porte unique de ce monument se trouve de l'autre côté, dans la partie invisible.

La gravure donnant la moitié des arènes, on devrait voir une porte sur. Les photographes ne sont ni moins implacables ni moins monotones, dans leurs représentations des arènes en élévation. Quelques-uns les prennent du côté ouest non loin de la rue Sainte-Ursule , et ils nous donnent une vue de l'amphithéâtre dans son petit axe, dont l'effet désastreux rappelle une rotonde. D'autres, et c'est le plus grand nombre, reproduisent les arènes par le côté du midi. On se place alors dans les environs du chemin de Montpellier, et l'appareil photographique embrassant à peu près le grand axe du monument, on obtient un amphithéâtre fort large, peu élevé, mais hélas 1 d'une monotonie de viaduc moderne, aux arceaux tous identiques.

En effet, cette partie du monument, qui limite la place des Arènes, n'était jamais visitée par le public romain, seuls les vespillones nous dirions les croque-morts , venaient y recevoir à l'ombre du rempart et de nuit les cadavres des gladiateurs vaincus, tombés dans la fête du jour. Des employés de l'amphithéâtre amenaient les corps jusqu'à la porte libitinaire, porte de malheur, et c'est cette porte sans caractère, perdue dans l'ensemble, que les photographes ont soin de placer au centre de leur vue des arènes 1.

Cependant il existe une façade des arènes, c'est celle qui regarde le nord approximatif, et qui fesait face aux sept collines légendaires de la cité. Cette façade n'est point monotone. La longue série des arceaux qui courent dans le sens du grand axe est heureusement coupée en son milieu, par une travée plus large et plus décorée que les autres. C'est la travée de la porte et du balcon d'honneur, la travée unique des consoles au rez-de-chaussée, et des taureaux qui semblent sortir du mur pour se précipiter dans le vide, la travée enfin que couronne et que distingue le fronton triangulaire, à son sommet.

Une telle représentation des arènes, la seule voulue par l'architecte, la seule complète, n'existe pas en photogra-. Les graveurs, depuis Ménard, semblent l'avoir oubliée d'ailleurs, aujourd'hui, ils copient les photographies. Puissent nos artistes s'élever a la hauteur de leur mission et nous donner enfin les arènes vues dans leur vraie façade avec, au centre des arceaux, la porte et le balcon d'honneur, les taureaux et le fronton triangulaire.

Dès sa formation, vieille de deux siècles et plus, l'Académie de Nimes ouvrit ses portes à l'élite intellectuelle de la société, qui était ainsi initiée à ses travaux. Fidèle à cette séculaire tradition, elle tient aujourd'hui sa séance publique et solennelle, dont vous rehaussez l'éclat par votre présence.

Après avoir entendu l'éloquent discours du président, que vous avez si justement applaudi, j'ai, en ma qualité de président sortant, la mission de vous entretenir des travaux qui, pendant l'année G, ont été l'objet des études de notre compagnie. Tâche délicate et bien lourde pour un modeste architecte, puisqu'il faut qu'il aborde l'examen de toutes les connaissances généralement quelconques, scientifiques et littéraires, que, par une noble et louable ambition, traitent les membres de l'Académie.

Vitruve, au temps d'Auguste, disait devoir être connu pour se qualifier architecte, je serais moins inquiet, car, dans cette nomenclature, qu'il serait trop long de vous énumérer, on voit figurer notamment l'histoire, la philosophie, la médecine, la musique, la jurisprudence, l'astronomie, que sais-je encore? Aussi, est-ce peut-être, à bon droit, que la critique s'écrie qu'il y a peu de parfaits architectes.

Quoiqu'il en soit, n'essayons pas de nous soustraire à la tâche qui nous incombe, et, soutenu par votre bienveillance, après avoir été à l'honneur, soyons, sinon à la peine, du moins à l'accomplissement de l'impérieux devoir que nous impose le souvenir des honorables fonctions qui nous avaient été confiées par les suffrages unanimes de nos sympathiques confrères. La série des travaux de l'année G fut ouverte par M. Oh soyez sans émotions, ce n'est pas d'un sermon qu'il s'agit.

C'est de la télégraphie sans fil et de la télémécanique sans fil que causa M. Le radioconducteur fut donc étudié et expliqué par le conférencier après en avoir donné avec clarté la définition et rappelé les circonstances heureuses de sa découverte, M. Disons de suite que la France doit être fière de cette découverte puisqu'elle est due à un de ses enfants, à.

Branly, docteur ès-sciences et docteur en médecine. La découverte du docteur Branly provoqua l'admiration des savants et les mit naturellement sur la voie des perfectionnements et des applications qui suivent généralement une première et importante création, et c'est ainsi qu'il était réservé à un savant italien, M.

Marconi, de donner l'appareil complet de la télégraphie sans fil. L'Italie, dans cette surprenante découverte, s'unit donc à la France, si bien que M. Marconi, plein d'admiration pour M. Branly, lui envoya, à titre de reconnaissance, la première dépêche qui, partant de la côte anglaise, venait s'épanouir sur le sol de France, à l'adresse de l'inventeur français du radioconducteur.

L'Angleterre, si chatouilleuse, s'associe aux succès de M. Branly, et bientôt après M. Cette précieuse découverte n'est plus à l'état de démons-. Un récent décret du Président de la République règle l'établissement et l'exploitation des postes de télégraphie sans fil. Le décret classe les stations radiographiques en quatre catégories stations côtières spéciales au service commercial stations côtières de la marine de guerre; stations militaires ordinaires et stations des phares et balises.

Là ne s'arrètcnt pas les seules satisfactions que doit. Passant à la télémécanique sans fil, objet d'un second entretien, M. Direction d'aérostats non montés et de sous-marins sans équipage, etc. Phénomènes découlant d'étincelles qui éclatent et qui produisent des ondes électriques. Ces ondes peuvent être utilisées à de grandes distances par un radioconducteur qui ferme alors un courant. L'effet produit ne dépend que de ce courant. Tous les effets des courants deviennent possibles.

Comme la plupart de ces effets demandent de très forts courants, le radioconducteur n'est pas dans le circuit lui même il est dans un circuit auxiliaire, qui sert simplement à provoquer un déclanchement.

Ce déclanchement ouvrira ou fermera, selon la volonté de l'opérateur à distance, le courant préparé pour produire tel ou tel effet. L'année dernière, à titre d'expérience, un sous-marin, sans équipage, a fonctionné sur la côte d'azur, à Antibes. Ce singulier navire se compose de deux cylindres le cylindre supérieur a neuf mètres de long, servant de flotteur à l'ensemble il porte deux petits mâts auxquels sont fixées des lampes et l'antenne réceptrice des ondes hertziennes.

Le cylindre inférieur a onze mètres il renferme le tube lance-torpille et l'ensemble des distributeurs du mécanisme le tout protégé par deux mètres d'eau. Ainsi armé, que l'ennemi soit signalé, le sous-marin est mis à l'eau, se meut, gagne la haute mer, se dirige vers tel ou tel cuirassé, lance la torpille et revient, tout cela au gré d'un opérateur qui reste à terre et lance les étincelles voulues. Le cuirassé atteint s'effondre 1 Peut-être le sous-marin sera-t-il lui aussi frappé, mais qu'importe, il n'a pas d'équipage sa perte se résume en une faible question d'argent!

N'est-ce pas merveilleux Et le chanoine Bonnefoi de s'écrier: Qui sait si on ne verra pas un jour les forteresses défendues sans soldats 1. De la science physique et sous la conduite d'un guide sûr, nous passons à la science du droit juridique, avec M. Travail très documente, d'un grand intérêt, que l'Académie s'est empressée d'insérer dans ses Mémoires, et qui, sous une forme concise et claire, nous fait saisir sous l'empire de quelles idées ont procédé les hommes d'Etat et les jurisconsultes qui devaient, dans la pensée du premier Consul, donner à la France une législation uniforme, en harmonie avec les principes proclamés par la Révolution de Cette étude nous enseigne que le droit civil devint indépendant de toute croyance religieuse, rompant en cela avec le passé.

Mais bien que les esprits fussent encore imprégnés des idées propagées par l'Encyclopédie doctrine du sensualisme philosophie de la raison pure, la force irrésistible de la logique humaine chez des hommes d'Etat tels que Portalis, leur fit proclamer, par l'organe de ce dernier, l'existence d'un droit universel immuable, base de la croyance en la loi morale supérieure et éternelle.

Donc le code civil, charte de nos droits individuels, dit M. Une telle conception philosophique, portant en substance la consécration du droit individuel supérieur, par. Familier avec les questions sociales, dont il suit la marche et le développement chez toutes les nations, M. Depuis le Congrès tenu à Amsterdam, en , le socialisme d'origine germanique tente d'engager les autres écoles dans la voie des doctrines collectivistes. Des doctrines de cette nature ne tendent à rien moins qu'à bouleverser notre législation, en jetant le trouble dans la société.

Espérons donc que le monument législatif qu'est le Code civil, dont l'existence est plus que séculaire et dont l'application n'a cessé de consacrer les grands principes de la liberté individuelle, de l'égalité devant la loi, et l'inviolabilité de la propriété respectée, ne sera pas atteint dans l'assiette de ses puissantes assises, par les novateurs dont la science sociale n'est qu'utopies et qui, dans son application, serait la violation manifeste du droit.

Il est vrai, néanmoins, que des réformes s'imposent, mais dont la nécessité ne saurait être un reproche à l'adresse des auteurs du Code civil. En effet, dans le cours du xix" siècle, les progrès de la science qui ignore bien des secrets que la nature tient en réserve pour les âges futurs , ont apporté un tel degré de richesses et de développement dans l'industrie, la pro-.

Quoiqu'il en soit, la transformation de la vie sociale étant un fait accompli, il y a lieu de faire droit à ses aspirations, sagement admises, et de procéder à la révision des textes du Code qui ne sont plus en harmonie avec les idées nouvelles, et à combler les lacunes créées par le développement de l'industrie, et dont la plus importante concerne le contrat de travail, auquel le Code civil n'a consacré que deux articles, dont un abrogé depuis trente ans, en rappelant, comme le dit M.

Remontant le cours de l'histoire, nous sommes transportés en pleine renaissance, grâce à M. Tel est le présent que leur a offert M. Ces lettres nous montrent, d'une part, les sentiments de respect et d'exquise délicatesse que les membres d'une même famille professaient entre eux, et, d'autre part, cet esprit de dévouement et d'abnégation qu'ils pratiquaient pour le triomphe de leur foi. Mais si le livre de raison, en , est empreint des saveurs de la langue d'Oc ou du roman-provençal, il voit,.

Et, en effet, quoi de surprenant? Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit pas d'une querelle confessionnelle l'Eglise et le Roi n'y sont pour rien, dit M. Il s'agissait de dissensions électorales il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil , et de l'installation des nouveaux consuls, le conseil de ville étant divisé en deux partis sous le nom de la grande et de la petite croix.

Dans cette émeute, où plusieurs coups de feu furent tirés et les sabres mis au clair, il y eut des blessés, dont l'un assez grièvement, le sr de la Calmette, qui reçut trois balles dans la gorge 1.

Les perturbateurs en voulaient à François de Rochemore, juge-mage, président du présidial et conseiller d'Etat, et au premier consul Maltret, qu'on voulait pendre au mûrier existant dans la cour de la maison consulaire. Nous assistons, le 15 mars , à la première délibération du conseil politique.

Dans cette assemblée règne le plus grand ordre. Tous les membres témoignent de leur fidélité au roi, et, au nom de la liberté, sans amertume et.

Ne citons, parmi les revendications populaires, que les deux principales, et qui paraissent bien légitimes Suppression, pour le seigneur du lieu, du droit de possession des terrains d'alluvion provenant des crues et divagations de la rivière du Gardon, avec la liberté du droit de navigation, sur cette rivière, sans redevance aucune. Pendant quelque temps encore on parle affaire au sein de la communauté mais les événements se précipitent les idées les plus avancées se font jour.

On ne rêve que fêtes civiques. On ne parle que de citoyens à dénoncer à l'accusateur public, et l'arbre de la liberté, planté à côté de l'église, devenue le temple de la raison, est appelé le phare de la vraie lumière 1.

De nos jours, les historiens multiplient leurs études sur cette époque de complète transformation sociale, on est avide de la connaissance des faits vécus qui s'y rattachent; le nom d'un homme public, jeté au cours d'un récit, éveille un souvenir, un épisode de cette troublante époque, et c'est ainsi que la publication qu'a faite M.

Voici, en effet, ce qui advint à M. Paul-Ange de Labaulme, maréchal des camps, membre de l'Académie de Nimes. Dénoncé comme suspect, il fut incarcéré. Un séquestre de ses biens fut nommé le citoyen Jean Bourdoux , l'inventaire fut fait, les scellés apposés 1. Le revenu du ci-devant noble fut fixé et arrêté à la somme do 6. Il resta huit mois, vingt-trois jours, sous les verrous, et comme l'arrêté des représentants du peuple Goupilleau et Perrin fixait le prix d'une journée de prison, frais généraux de nourriture, garde, etc.

Comme on peut en juger, la carte à payer était bien conditionnée, elle l'était à tel point que si la détention avait duré un peu plus longtemps, même moins d'un an, le fisc, ne pouvant trouver un aliment suffisant dans le revenu de 6. Quoiqu'il en soit, il y a tout lieu de penser que le ci-devant de Labaulme ne réclama pas qu'il dut même se trouver satisfait et heureux de ne pas aller plus avant dans la connaissance des procédés mis alors en pratique à l'égard des réfractaires aux soi-disant bienfaits de l'émancipation humaine, par le triomphe de la raison immortelle.

L'évocation de ces souvenirs, déjà lointains, semble cependant les rapprocher de nous au moment où le cycle s'ouvre à nouveau, et que certains points, qui en forment et marquent le cercle, reflètent le passé. L'obsession est constante chez les esprits qui fouillent sans cesse dans l'histoire, et M. Jouve donne lecture des. Georges Maurin donne connaissance de quelques fragments d'un manuscrit qu'il publie sous le titre Journal d'un bourgeois de Nimes, sous le premier Empire.

Nous avons aussi à citer M. Georges Maurin qui ont entrepris la publication des souvenirs du marquis de Valfons, comte de Sebourg, s'étendant de à A ce sujet, M. Clauzel, secrétaire perpétuel, donne lecture de quelques fragments de la notice de M. Dans ce même ordre d'idées, des souvenirs du passé, disons enfin que nous avons communiqué à l'Académie une nouvelle, dont nous possédons le manuscrit, qui fut rédigée, en , par Paul-Ange de Labaulme, membre de l'Académie de Nimes, à l'occasion de la mort de Mme Favart.

Gustave Fabre, qui a suivi, à Paris, les travaux du Congrès des Sociétés savantes, nous rend compte de ses impressions et des utiles enseignements qu'il a recueillis. Son rapport, écouté avec le plus vif intérêt, a mis l'Académie à même d'appréciertout ce qui peut se dégager de ces assises tenues par le monde savant, où les conceptions de l'esprit, appliquées à toutes les connaissances, peuvent apporter de bien dans la marche de l'humanité vers l'ordre moral et matériel, et aussi à la consécration de nos meilleures traditions nationales.

L'examen des découvertes scientifiques, les études de droit et la connaissance des faits historiques, quelqu'intéressants qu'ils soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue la Poésie, si chère à nos devanciers.

Emile Reinaud, en quittant le fauteuil de la présidence, remercia dans les termes d'une exquise poésie qu'il appela Chant du cygne du Président, qui a été suivi de chants de plus en plus harmonieux.

Ses sonnets neigeux et sa poésie aux arènes de Nimes, ont été très appréciés et vivement applaudis, ainsi que le toast en vers, plein d'à-propos, qu'il porta au banquet offert à M. Paul Révoil, ambassadeur, à l'occasion de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de son père.

Gavarnie au cirque gigantesque, avec ses neiges éternelles Roland et sa Durandal àla brèche immortelle les cascades se transformant en poussière irradiée aux rayons du soleil les lacs les Gaves, aux eaux tumultueuses et bondissantes aux travers des roches disloquées, qui, finalement assagies, glissent calmes et silencieuses dans leur lit, en donnant au paysage un aspect de mystérieuse beauté.

Gai donne lecture de quelques poésies de M. Michel Jouffret, ancien professeur de philosophie au Lycée de Nimes, puisées dans un volume de poésies posthumes, couronné par l'Académie Française. Raymond Février, sans cesse inspiré par sa muse, donne en lecture de nombreuses et élégantes poésies, aux souvenirs moyennageux, et les sonnets formant celle intitulée Foulque Nerra fut lue en séance publique. Bondurand est toujours inlassable dans ses études et recherches, et, bien que couvert par le privilège de l'honorariat, il ne cesse de s'occuper de l'Académie, qu'il a servie avec tant d'ardeur, par des travaux d'un réel mérite, communique la liste des diplômes Carlovingiens et Capétiens, de Charles le Chauve à PhilippeAuguste, conservés aux archives du Gard.

Elie Mazel cherche à faire revivre. La Haye vous a soumis trois plans en héliotypie de l'oeuvre architecturale un château d'eau , avec laquelle M. Fernand Janin, notre pupille, a obtenu le premier second grand prix de Rome.

La compagnie a été heureuse de constater que M. Janin avait su profiter des faveurs dont il est l'objet, et l'en félicite. Clavel, que préoccupe toujours l'avenir de notre empire colonial, qui a éveillé en lui des appréhensions patriotiques, ne perd pas de vue les questions qui touchent de plus près à l'avenir de la famille dans la con-.

Et, pénétré de l'importance de cette question, il a communiqué à l'Académie, dans sa séance du 29 décembre dernier, le commencement d'une étude sur L'art de placer et gérer sa fortune, d'après M. Cette étude est pleine d'utiles appréciations et de sages conseils donnés aux divers degrés de l'échelle sociale. Car il faut bien admettre, en effet, que le gros financier, le modeste capitaliste, l'industriel d'ordre inférieur ou l'artisan, tout en apportant, dans la manière de vivre qui leur est propre, les mêmes principes d'économie, qu'impose l'existence d'une vie sagement contenue, quelle que soit son opulence, n'useront pas des mêmes moyens dans la gestion de leur fortune.

Dans la première partie de sa communication, M. Clavel ne traite, comme M. Leroy-Beaulieu, que la question des placements, qui ont subi, depuis un demi-siècle, sous l'influence du développement de l'industrie et de ses découvertes, de profondes modifications dans leur assiette, et il signale notamment les placements en terres, comme n'étant plus, ainsi que le dit le savant économiste, M.

Leroy-Beaulieu, la tente dressée pour le sommeil l'exploitation et le rendement des biens ruraux expirant sous le poids des charges énormes auxquelles ils doivent faire face, alors que les pouvoirs publics semblent se désintéresser de cette capitale et vitale question. Bruneton, familier avec les questions économiques, financières, industrielles ou agricoles, qu'il traite avec une haute compétence, nous a entretenus de l'Argentine et a lu la monographie de la ville d'Aimargues, par M.

Ce travail a vivement intéreBsé notre compagnie, qui s'est empressée de décerner à son auteur le titre de correspondant. On s'étonnera, sans doute, que nous arrivions à la fin de notre compte rendu sans avoir parlé de l'archéologie, de cette science de l'antique, si captivante, qui permet de vivre dans le passé en reconstituant, au moyen des vénérables débris qu'on exhume du sol, savamment interrogés,.

On s'en étonnera d'autant plus, que l'archéologie trône en souveraine au milieu de nous les sentiments d'admiration et de pieux respect que nous lui prodiguons ne sont-ils pas constamment soutenus par la présence des restes antiques qui frappent et émerveillent nos regards?

Chaque fouille, qu'on pratique dans le sol, n'apporte-telle pas les effluves du passé, en nous faisant espérer la découverte d'un nouveau témoin de notre antique histoire? Mais si l'art de bâtir sommeille, laissant les archéologues à leur méditation, il a été beaucoup parlé, à notre grande joie, de l'architectonique qu'ont affirmée, si élégamment, dans le cours du xixe siècle, nos compatriotes Espérandieu et Henri Révoil, et c'est en rendant les honneurs publics à ce dernier qu'a été marqué le triomphe de l'architecture.

Elle mérite bien tout ce qui a été dit, si éloquemment, sur son compte, par les savants et t distingués maîtres ès-arts, qui furent envoyés par le gouvernement pour le représenter, et fêter la mémoire de notre vénéré confrère. N'est-elle pas, en effet, la science par excellence l'art le plus noble, puisqu'il résume le vrai, le beau, le bien?

Ne synthétise-t-elle pas toutes les civilisations? Ne concrétise-t-elle pas tous les arts? N'est-elle pas la manifestation d'un idéal? Telle, par le Temple, a été l'origine de l'art, dont l'heureuse fécondité ne fera que s'accroître, en atteignant les hauteurs du sublime, quand il s'agira du Temple chrétien. Cela posé, suivons par la pensée, si vous le voulez bien, l'architecte dans l'enfantement et le développement de ses multiples et variées créations.

Mises à exécution les fondations émergent du sol les murs s'élèvent, les colonnes se dressent. L'ossature du Temple est complète, saisissante, pleine d'harmonie, mais fruste, froide et rigide il faut l'affiner, l'embellir 1 C'est ici que le 'sentiment de l'esthétique du génie créateur va se développer et devenir puissamment tributaire de l'ceuvre qui s'érige, et il apparaîtra plein de goût t et de finesse dans les délicates moulures qui orneront les grandes lignes du Temple, provoquant ainsi les premiers sourires de l'art naissant.

A ces moulures, gracieusementgalbées, succèderont des arabesques et des rinceaux plantureux. Le lierre le volubilis, le houx et la vigne, courront avec légéreté sur la surface des frises et des tympans.

Décoration simple, pleine de caractère, émaillée de chapiteaux à la végétation de Lotus ou d'Acanthe, couronnant fièrement les majes-. Point satisfait, et poussant plus loin son idéal, l'architecte peuplera la solitude de son temple de l'image des dieux ou bien de celle des citoyens ayant rendu des services à la patrie, et la statuaire aura pris naissance 1 Bien qu'amenée à ce degré de perfection, son oeuvre ne parle pas suffisamment à son âme d'artiste; elle est triste; rien ne l'idéalise, ne réchauffe l'imagination, mais son génie créateur, dans sa fécondité, lui suggérera l'emploi des couleurs, des ors, des pierres précieuses, des gemmes Ce sera d'abord une série de simples filets, tracés suivant une gamme harmonieuse, faisant valoir discrètement les moulures et les plans sur lesquels la haute et expressive peinture étalera ses poétiques conceptions.

Là se termine le stade des créations païennes. Elles ont atteint l'apogée de leur gloire; leur décadence suit de près, et les ruines avec L'ère chrétienne fait son apparition l'architecte, sous les inspirations de la foi nouvelle, harmonisées avec le beau, spiritualise ses conceptions. Les fresques et les décorations les plus remarquables, ne suffisent plus aux élans de son génie. Voilà, à grands traits, ce qu'est l'architecture, résumant, absorbant toutes les branches de l'art, dont elle a provoqué l'éclosion sublime sous toutes ses formes.

Vous me pardonnerez, Mesdames et Messieurs, cette longue digression sur l'art, mais, fier de notre profession, nous la lui avons consacrée, pour bien établir que celui,. Quelle serait notre satisfaction si nous pouvions rester sous le charme de ces impressions sereines et terminer là notre tâche, mais pouvons-nous laisser dans l'oubli ceux de nos confrères que la mort nous a ravis? Ne leur devons-nous pas un souvenir ému?

La liste funèbre sera longue, car les brèches faites à notre compagnie ont été nombreuses et douloureuses, pendant l'année qui vient de s'écouler. Dès le mois de janvier, la série des deuils s'ouvre par le décès de M. Joseph Simon, membre résidant; c'était un érudit, féru en la science hébraïque un infatigable chercheur, fouillant sans cesse dans les archives municipales, dont il avait la garde, au plus grand profit de l'Académie à laquelle il communiquait ses heureuses découvertes.

En février, c'est un vétéran qui s'éteint. Verdier pendant de longues années avait rempli, avec un zèle des plus louables, les fonctions de trésorier, auxquelles s'ajoutait le mérite de travaux intéressants, dont il entretenait ses confrères. Dans les premiers jours de juillet, M. François GermerDurand, architecte du département de la Lozère, membre non résidant, est subitement enlevé à l'affection de sa famille.

François Germer-Durand avait marqué son passage comme correspondant d'abord, puis comme membre résidant, [par d'utiles travaux relatifs à notre histoire locale. Le mois d'octobre est marqué par un deuil qui émeut la société nimoise. Hérisson, ingénieur, professeur à l'Institut national agronomique, membre résidant, était victime de la science à laquelle il ne cessait d'apporter d'utiles et savants perfectionnements, et mourait des suites d'un terrible accident d'automobile.

Les travaux de M. Cette tombe était à peine fermée qu'un décès frappe et atteint non seulement l'Académie, la ville entière, mais aussi le monde des lettres, en la personne, si nimoise, du poète Alexandre Ducros, qui, malgré les soins les plus assidus et les plus touchants, a été enlevé à l'affection des siens et de ses admirateurs.

Pendant longtemps, à nos séances publiques, l'absence d'Alexandre Ducros rappellera les fines et délicates poésies qu'on était heureux d'y applaudir. Le souvenir de ces pénibles épreuves, si souvent renouvelées, a été tempéré par des heures d'agréables et douces satisfactions, à l'occasion des distinctions honorifiques qu'ont obtenues plusieurs membres de l'Académie. C'est d'abord Mme Garidel-Alègre, correspondant, qui prend rang parmi les officiers de l'instruction publique.

Parmi les membres honoraires, M. Cheysson, inspecteur général des ponts et chaussées, est élevé à la dignité dc commandeur de la Légion d'honneur, et M. Gabriel Ferrier est élu membre de l'Institut. Dessaux, professeur au Lycée de Nimes, membre résidant, est nommé proviseur du Lycée de Tournon, Cette distinction, dont il a été l'objet, n'a pas rompu le lien qui l'unissait à l'Académie, puisqu'il passe dans le cadre des membres non résidants, en remplacement de M.

Enfin, tout récemment encore, ont été l'objet d'une distinction bien méritée. Pour combler les vides qui s'étaient produits, l'Académie, respectueuse de la tradition, objet de son constant souci dans le choix de ses membres, que doivent entourer l'estime publique et le mérite de leurs travaux, a élu membres réaidants. Albert Donnedieu de Vabres, homme de lettres Albert Hérisson, ingénieur, qui, hélas, n'a fait que passer.

Tel est l'héritage que l'année offre à ses aînées, espérant qu'elles daigneront le recevoir et le juger favorablement. A la tête du mouvement, l'Académie de Nimes s'est toujours distinguée par l'hospitalité généreuse qu'elle n'a cessé d'accorder aux communications intéressant nos Monuments et Collections. Elle a fait plus encore. Non contente de stimuler le zèle des chercheurs, elle a voulu donner, chaque année, à tous nos concitoyens soucieux d'agrandir le commun patrimoine, un témoignage public de sa satisfaction.

Au nom des Musées archéologiques, au nom de tous ceux qui bénéficient dc ses libéralités, j'ai donc, en premier lieu, l'agréable devoir de remercier l'Académie pour sa constante sollicitude.

J'ajoute que tant d'efforts n'ont point été vains, et que notre domaine artistique et scientifique s'accroit tous les jours de dons aussi importants que variés. Je signalerai, entre toutes, le fameux autel à la Lune et à Isis, longtemps encastré dans les vieux murs du château de Manduel les deux grandes inscriptions funéraires du pont de Couloures, à Margueriltes —l'autel à Jupiter et à la Terre Mère, de Clarensac les deux autels à Minerve, trouvés dans les fouilles récentes de Combas le curieux autel à la Fièvre quarte, et plusieurs épitaphes dont une de gladiateur.

D'autre part, les vitrines de nos Musées se sont embellies d'une quantité considérable d'objets provenant de fouilles effectuées sur divers points de notre vieux sol nimois. Avant son entrée dans Nimes par la Porte d'Auguste, la grande Voie Domitienne formait comme une sorte de Via Sacra, bordée de chaque côté d'une ligne ininterrompue de monuments funéraires.

Nos plus beaux spécimens de verrerie viennent de là. Tout dernièrement encore, cette série s'enrichissait de la presque totalité des céramiques et objets divers recueillis par le regretté capitaine Vigne dans ses fouilles du chemin de Beaucaire. A l'extrémité de la Plateforrrae, le déblaiement d'une ancienne carrière romaine mit à jour de nombreux et beaux fragments qui, réunis à la Maison Carrée, nous montrent à quel remarquable degré de perfection était parvenue l'industrie dès le début de l'empire romain.

A côté de ces derniers, on peut admirer la magnifique aiguière en verre bleu et une foule d'autres objets curieux que nous devons également à la générosité d'un de nos concitoyens. Enfin, les fragments d'architecture et de sculpture s'accumulent dans les galeries de nos Musées, bientôt trop étroites pour les contenir tous.

Un certain nombre viennent de ce fameux quartier de Saint-Baudile, mine inépuisable, qui nous réserve encore bien des surprises. Messieurs, cette abondante moisson justifie le grand nombre de récompenses décernées, cette année, par l'Académie. Si cette liste s'allonge considérablement, nous sommes loin de nous en plaindre, car elle est une.

Il est un peu de mode, aujourd'hui, de railler les archéologues. Loin de prendre la chose au tragique, nous sommes les premiers à nous divertir des traits qu'on nous décoche de temps à autre. Mais, pécheurs endurcis, nous n'en persistons pas moins dans nos anciens errements, car nous savons bien que ceux qui rient aujourd'hui de notre a innocente manie seraient, le cas échéant et avec bien plus de raison cette fois, les premiers à blâmer notre négligence coupable.

Ils nous montrent nos ancêtres à la recherche d'un idéal de perfection toujours plus élevé. Par eux, nous assistons, en quelque sorte, à l'effort lent et obscur qui a fini par créer la société moderne. Les détruire ou simplement les négliger, serait un crime que la postérité ne nous pardonnerait pas. Notre Concours de , clos le 31 décembre dernier et dont nous avons à rendre compte, avait pour objet l'histoire de la Révolution dans notre département.

Le programme en est libellé en ces termes. Des commissions officielles fonctionnent dans chaque département pour rechercher les documents relatifs à cette période de notre existence nationale. Le sujet que nous avons donné était donc d'une utilité véritable et actuelle. Notre espoir de provoquer et d'obtenir quelques travaux intéressants n'a pas été trompé.

Nous avons reçu deux manuscrits. Si le nombre des concurrents n'est pas considérable, la contribution à notre histoire locale ne manque pas d'importance. C'est un manuscrit de 39 pages sur papier écolier. Chabran Catherine Pignard, petite-nièce de Louis.

De ce détail généalogique naît en mon souvenir un rapprochement qu'il me paraît convenable de noter. Il en ressort l'importance de la famille dont je me suis occupé et de celle que notre concurrent a voulu mettre en lumière. L'histoire se fait de la suite des événements et s'élucide de leur combinaison. Quand j'ai étudié notre grand peintre Charles-Joseph Natoire et sa famille, j'ai dû les suivre à Arles. Auprès d'eux, j'ai rencontré la famille Véran et notamment celui des fils dont je viens de transcrire cette biographie réduite à quelques mots.

J'ai connu et raconté leurs relations en la partie qui se rapportait à mon étude et qui lui était utile. Je me borne à renvoyer à cette courte notice ceux qui en auraient la curiosité. II était né le 17 juin Il fut ordonné prêtre en , et tout de suite se trouva mêlé au mouvement révolutionnaire. Le 30 janvier , après bien des hésitations, il prêta. Après avoir échoué, le 30 octobre , aux élections pour la cure de ce pays, il vint à Nimes, où nous le trouvons, vers la fin de cette année , vicaire à Saint-Bau.

Cette paroisse n'était plus alors qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des Pères Capucins. Le 13 mai , il est élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par 26 voix sur 36 mais il n'a jamais occupé ce poste qui fut offert bientôt après, le 23 juin, par l'Evêque constitutionnel à l'ancien Trinitaire Charles Amy. Peut-être est-ce à cette coincidence, comme nous le verrons, que nous devons le choix de ce sujet par l'auteur.

Vers la fin du mois de mars , l'abbé Louis Véran est obligé de quitter Nimes pour retourner à Arles dans sa famille. Les quatorze lettres conservées et retrouvées ont fourni au concurrent la plus grande partie de la matière de son travail. Nous y voyons la fermeture des Eglises, l'établissement du culte de la Raison, les prêtres cessant leur culte peu à peu partout, les inventaires, et le reste l'abbé, obligé de quitter sa maison louée à un tiers, retourne à Arles.

Nous croyons lire la relation de faits contemporains. Le 31 mai , a lieu la déprêtrisation des citoyens Léger, Clastre, Véran et autres. Sans vouloir, faute de temps, résumer tout l'ouvrage, je me borne à de rapides indications.

Elles noua montrent ou nous rappellent que l'histoire est un perpétuel recommencement et que la roue tourne sans cesse dans le même cercle, toujours plus ou moins vicieux, au dire des partis successivement vaincus. La guerre religieuse touche à sa fin, continue l'auteur.

Nous sommes au lendemain de la victoire de Marengo. Enfin, le Concordat entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le Saint-Siège est conclu il est proclamé solennellement, le 23 germinal an X 18 avril , dans l'église Notre-Dame de Paris.

Le souvenir de ces faits est bien susceptible de les réconforter et d'adoucir le chagrin de ceux que désespèrent et qu'affligent de récents évènements. Le e préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services. II lui reprochait ses nombreuses variations.

Cependant, en , l'autorité diocésaine de Marseille confia à l'abbé Véran la petite paroisse des Accates, dans la banlieue de la ville. Entre son séjour à Nimes et sa rentrée en paroisse, une existence toute nouvelle avait pris l'abbé Louis Véran. Non agréé, comme nous l'avons dit, pour la paroisse de Fontvieille , l'abbé Louis Véran continue à se livrer. C'était bien l'occupation qui lui convenait le mieux. Il avait, dans cette ville, rue Vinsargues, près des Cordeliers, un de ses frères, Pierre-IIilaire, qui y vivait du produit de son commerce et dont la présence l'y avait attiré.

L'auteur véridique ne dissimule rien de son sujet. Lettre du 12 novembre D'autre part, pour donner une idée d'ensemble de cette physionomie et pour compléter cette figure, je dirai que l'auteur du mémoire a raison de noter, à l'actif de son personnage, un trait de caractère qui ne laisse pas de l'honorer. Je vous prierai même de me pardonner si je me suis un peu oublié en prolongeant mon incursion sur ce mémoire.

Mon excuse est dans l'intérêt que nous devions trouver ensemble au souvenir de cette histoire essentiellement locale. Pour me faire absoudre, je vais compenser ces longueurs, point inutiles ni fastidieuses, d'ailleurs, par une exacte brièveté, sans préjudice toutefois pour ceux dont il va me rester à vous parler après avoir rapidement conclu sur ce sujet.

S'il donna, un moment, des gages à la x Révolution, c'est par entraînement, par imprévoyance, c'est surtout par manque de fermeté. Les événements n le surprirent, il n'y était pas préparé. Enfin, la longue o période de paix que nous révèlent les années d'enseio gnement est une preuve nouvelle que i'abhé Véran a n'était pas fait pour la lutte et le combat.

Et nous, pour résumer notre opinion et notre jugement sur le concurrent et sur son travail, nous ne le chicanerons pas pour un détail en passant. Nous ne le rangerons point parmi les adeptes de la simplification de l'orthographe pour ce qui est sans doute un lapsus calami, qui a été cependant remarqué et noté. Abdica, au lieu de abdiqua, dans la note au bas de la page 10 du manuscrit.

Leur nom leur venait de ce qu'au début ils se réunissaient dans la maison du chanoine Giffon sur une partie de l'emplacement du théâtre antique. D'où Giffon, Siphon, Chiffon. Ils avaient pris comme emblême un petit SïphoM.

Par contre, nous remercierons l'auteur d'avoir rappelé ou mis au jour des faits spécialement nimois. Elle montre quelque érudition de sa part. Nous le louerons également de la simplicité et de la sobriété du langage, de la franchise et de la loyauté du récit, de l'impartialité du jugement, de la rectitude enfin et de la justesse de ses appréciations. Connaissez-vous l'histoire du dessinateur John Davidson? Mais la notice sans lacunes qu'il a consacrée au mince abbé Véran s'élargit avec les circonstances auxquelles fut mêlée la vie de son personnage.

Encore une fois, nous l'en remercions. Jean Pierre Chazal est né à Pont-Saint-Esprit Gard , le 1er mars 17f6, et décédé, après bien des vicissitudes, le 23 avril , en Belgique. Sa vie, qui futmê ée aux grands actes de la Révolution française, nous intéresse donc doublement, et par le rôle du personnage et par sa qualité d'enfant de notre département. Le plus grave défaut de ce mémoire est la difficulté de sa lecture, dont il faut incontestablement accuser d'abord l'écriture de son auteur, très fine et cursive à l'ordinaire, cela se voit, ici plus fine et plus rapide encore, ensuite et beaucoup à la hâte imposée par le délai du Concours auquel l'auteur paraît s'être décidé tardivement, Pressé par le temps, sans doute, il n'a pas eu le calme et le loisir nécessaires pour mettre au point un travail de cette ampleur, pour bien en ordonner la composition, pour l'établir définitivement et le présenter sous une forme achevée.

C'est, actuellement, une suite de documents, fort intéressants, à coup sûr, et de poids, parmi lesquels nous en avons remaqué c'est leur cachet d'authenticité et d'utilité de la main même qui nous est bien connue de l'un de nos confrères les plus érudits et les plus obligeants 1.

Ne dirait-on pas, à première vue, que ces pièces se suivent sans autre liaison que l'ordre chronologique, sans autre transition que leur succession même, sans autre soudure c'est une spirituelle observation qui a été faite, sans malice assurément, et que, sous cette affirmation, je me permets de répéter que la ficelle qui retient les feui lets et qu'une main officielle a dû, prudemment, dans l'intérêt de l'oeuvre et de l'auteur, piquer et nouer, au reçu du paquet, pour en éviter l'éparpiHement?

Je n'entreprendrai pas même de résumer ce mémoire Cela serait fort instructif mais cela nous mènerait trop loin. J'espère, du reste, que les friands de notre histoire locale pourront le trouver, achevé comme le précédent, dans nos publications, où l'Académie a la pensée de les accueillir. Je ne saurais faire mieux que d'y renvoyer et trop engager à les y chercher. Si le temps me pressait moins et si la lecture en était plus facile, je vous montrerais volontiers les motifs de l'adhésion au 18 Brumaire la nomination au Tribunat la transformation du conventionnel en baron Chazal la mort de Chazal.

Je signale ces passages aux futurs lecteurs qui ne manqueront pas d'en être frappés et de s'y arrêter. Pour ceux qui n'auront ni la possibilité ni le loisir de recourir au texte complet de cette étude, maintenant que la.

On sait comment Bonaparte, pris d'une frayeur irréfléchie, se réfugia à demi. Rencontrant Siéyès dans sa voiture, Bonaparte, qui ne savait quel ordre donner, lui demande ce qu'il faut faire. Lorsque, à neuf heures du soir, Lucien, réunissant quelques fidèles, rouvre la séance à l'Orangerie, il trouve à ses côtés Chazal.

Je proposai, nous dit ce dernier, la loi dont la conception m'appartient, qui créa le Consulat provisoire et les Commissions législatives constituantes. Son administration dans les HautesPyrénées fut digne d'éloges. Un arrêté des Consuls de l'an XI avait mis à sa disposition, sans obligation d'en rendre compte, l'argent des jeux du département.

Chazal le fit appliquer aux hospices des eaux du dépaitement. J'aimai beaucoup mieux ce que toute ma D conduite avec lui le força de dire de moi, comme ont dit tous x ceux qui me connurent, que j'étais un très honnête homme. Mais la délivrance est proche la Révolution de juillet va rouvrir à ChazaI les portes de la patrie.

Dès le 13 août, il rentre en France et il vient s'installer à Paris, 30, rue Grange-Batelière son rôle est fini. Ses fils sont fixés en Belgique l'un d'eux y deviendra Lieutenant général du Roi, ministre de la guerre. Les affections qu'il a en Belgique appellent fréquemment Chazal en ce pays et c'est dans un de ces voyages qu'il meurt à Bruxelles, le 23 avril 18M. Quand l'auteur remaniera son travail, qu'il se souvienne de ce conseil et qu'il le mette en pratique l'Académie se permet de le lui donner à la suite des observations inspirées par l'examen de son manuscrit.

Il manque surtout quelques pages d'introduction pour donner la physionomie du personnage et le situer quelques recherches sur son milieu, sa famille, sa jeunesse, qui ont dù préparer à Pont-Saint-Esprit sa carrière politique. A défaut de cette sorte d'introduction, les documents nous intéressent moins, semblant s'appliquer à un être abstrait qui ne tombe pas sous nos sens. II faudra aussi et certainement l'auteur s'en préoccupera, s'il n'a pu le faire encore , des points de repère, des divisions, des chapitres.

Ici, le concurrent ne pourrait être suppléé. Cette diversité de qualités, de lacunes et d'imperfections, qui se balancent et se compensent, a sans difficulté dicté notre jugement. II peut être accordé des mentions honorables.

Nous avons donc accordé deux mentions honorables avec partage égal de la somme de francs affectée au concours. C'est évidemment une pensée de décentralisation, l'utilité et l'honneur de notre petite patrie qui ont inspiré le testateur. Telles sont les indications précises qui ont été formulées par lui, les conditions impératives qu'il a imposées à sa fondation.

Nous inspirant de son désir et nous soumettant à l'expression formelle de sa volonté, noua avons précédemment récompensé la sculpture, la peinture, l'archéologie, la spéléologie. Cette année, nous avons été sollicités par la littérature, le théâtre, la peinture, le dessin, l'histoire, l'économie politique, l'agriculture.

Son succès éclatant et durable la mettait hors de pair. On y lit notamment: Ainsi la pièce ne pouvait se réclamer auprès de nous, pour obtenir le Prix Jules Salles, ni de son origine, ni du lieu de sa conception, de sa gestation, de son élaboration, ni du lieu de sa naissance et de son apparition au monde, ni du milieu et du décor dans lequel elle se manifeste, elle évolue et brille. Elle voit le jour, s'établit et triomphe sur une scène parisienne, se produit et se meut dans un décor russe.

Elle va, parait-il, se montrer en Amérique. Elle ne nous a pas même donné l'occasion, comme tant d'autres succès de théâtre, en un plus ou moins rapide passage, de la voir, de l'apprécier, de l'applaudir sur notre scène nimuise. Nous le réclamons hautement pour la joie et l'orgueil de notre ville qui lui a donné le jour. Elle est heureuse, elle est fière de ce jeune et déjà très habile et réputé homme de théâtre. Mais l'Académie de Nimes dont je suis le porte-parole officiel et dont je voudrais être l'interprète plus persuasif et éloquent tient à saluer publiquement, en cette séance.

L'hésitation n'a pas été longue sur les concurrents qui restaient en présence. Toutes les candidatures se sont évanouies ou ont été retirées devant celle qui finalement a triomphe.

Tous se rapportent aux suspects du seul canton de Roquemaure en Une autre candidature avait seule résisté jusqu'au dernier moment. II s'agissait d'un Cours méthodique de composition décorattue, par F.

Telles sont les conditions dans lesquelles la solution est intervenue. A peine prise, notre décision a été incontinent divulguée comment? De la discussion et de l'attaque au blâme, il y a peine un petit pas il a été lestement franchi. Dieu me garde d'entrer en polémique. Je ne peux pourtant pas, en séance liublique, négliger d'exposer les circonstances de la cause et de déduire les motifs de notre jugement.

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De leurs agiles doigts ils tendent des réseaux, Dressent des bâtonnets où s'englueront les cailles. Et dans la gibecière aux élastiques mailles Emprisonnent perdrix, lapins et bécasseaux. Le faucon, libre enfin de sa coiffe à clochettes, Crispe d'un ongle noir le velours des manchettes, Bat de l'aile, s'enlève et darde ses regards.

D'une prunelle aiguë il fouille au loin l'espace, Et tombant tout à coup, vertigineux, rapace, Agrippe dans leur vol sarcelles et canards. Pour le retour l'appel de la fanfare éclate.

La troupe des veneurs harassés et poudreux S'en revient à pas lents le long des chemins creux De la glèbe fleurie ou de la lande plate. Groupés autour de lui, dames, pages et preux L'escortent en chantant dans le soir écarlate.

Là-bas, à l'horizon glorieux, le soleil. Comme un galion d'or coule et plonge vermeil. L'Occident bout l'abîme en fusion s'embrase. Une nappe de flamme empourpre le château Et l'auguste donjon, gigantesque topaze,. Biset de la Baragna era bravamen lai. Era bravamén lai, Biset de la Baragna. Foou dire que Biset era'n paoure erissoun Et qu'à mai de trenta an restava viel garçoun, Sans gran, mcra ni sur, sans tanta ni cousina Per ye fricouta sa cousina.

Una flUa de biai y'ouriè proun counvengu Per fenna l'ouriè presa et l'ouriè ben aimada. Mai res, res t'avië pas vougu. Ende sa barba rufa et sis peu sans poumada. Pamen mancava pa de terra ou bon sourel Fasiè per an en bla, vint ou trenta soumada Mai ou men cent kilo de fourel. Et Biset amourous, que soun pitre ye ba Couma'n tambour, sounjan que per miel acaba De decida la jouina mera,.

Coum' ou pensas, lis lapinet sautant Sus soun râblé s'engroufigneroun. Ou vesès ben, ma mia Sen toutis couma aco dinc ma familla. Es pa ta fauta? Es nascu couma aco. Les deux mémoires suivais de Af.

Voir le rapport de Af. Jusqu'ici on avait peu écrit sur le clergé constitutionnel. A la fin du xvni" siècle, l'Eglise de France avait besoin d'apaisement, ce n'était pas encore le moment de parler.

D'ailleurs que savait-on sur les prêtres assermentés? On était presque réduit à confondre les jureurs avec les apostats. II faut bien le dire aussi, les ecclésiastiques plus à même de s'occuper de leurs devanciers gardaient le silence, craignant de mal édifier, et oubliant que la vérité, pour si cruelle parfois qu'elle soit, est toujours la vérité. Depuis on est revenu de ces errements, et de plus, le goût des recherches directes dans les archives ayant pris faveur, nous commençons a posséder une bibliographie du clergé constitutionnel.

En une année, la librairie française a édité: Le dernier en date de ces utiles travaux est le Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel, dû à la plume de Paul Pisani 2. Désormais l'élan est donne nous n'avons pas de raison pour ne pas dire, à notre tour, l'histoire d'un simple prêtre, âme sacerdotale peu extraordinaire sans doute, mais dont l'étude peut nous offrir plus d'une legon. L'abbé Louis Véran appartenait a une famille des plus anciennes et des plus considérées de la ville d'Arles.

Son père, Antoine Véran, exerçait l'office de notaire public et occupa à plusieurs reprises des charges municipales. Il épousa le 30 mars not. De ce mariage naquirent plusieurs enfants dont quelques-uns ont eu une certaine notoriété. Le second, d'abord pharmacien, s'éprit 1 Nevers. Il a produit nombre de gravures intéressantes. Il mourut dans sa ville natale le 10 septembre Celui de ces enfants dont nous entreprenons de raconter la vie est l'abbé Louis Véran. Il était né le 17 juin Au printemps de cette année, se firent les diverses élections des députés à l'Assemblée nationale.

L'abbé Véran prit part aux différentes réunions du clergé, entre autres à l'assemblée qui se tint à l'Archevêché, le 18 mai, à 3 heures du soir, sous la présidence, en absence de l'archevêque, de l'abbé de Pazéry, et dans laquelle fut rédigé le cahier des doléances des ecclésiastiques 1. Cependant l'abbé Véran n'occupait encore aucune situation dans le diocèse, bien que son père eût prié l'archevêque de lui donner une place, comme le prouve la lettre suivante, datée de Versailles, le 25 septembre L'abbé Véran fut enfin nommé vicaire à Fontvieille, aux portes d'Arles, sur les instances de l'abbé Muratory, curé de la paroisse.

Cependant la célèbre Constitution du Clergé avait été votée par le Parlement. Un décret du 27 novembre t porta des peines sévères contre les ecclésiastiques qui ne s'y soumettraient pas. L'ahbé Véran, après bien des hésitations, prêta le serment constitutionnel, le 30 janvier t79t, devant la municipalité de Fontvieille.

Le 4 février suivant, le département des Bouches-du-Rhône lui assura un traitement de t28 livres, 10 sols, 3 deniers, bien maigre récompense pour la grave détermination qu'il venait de prendre 1.

Mais son père n'était pas sans inquiétude au sujet de cette démarche. Il avait à Tarascon un ami qui avait vécu autrefois à Arles, le Père Fabre, grand carme, bien connu par son célèbre panégyrique de la ville d'Arles, imprimé en 2.

H lui écrivit donc le 25 mai Toute autre décision ici pourroit m'être suspecte, tant d'un parti que de l'autre. Le père Fabre lui répondit presque aussitôt, en lui donnant les raisons pour lesquelles, estimait-il, on pouvait prêter serment. Je me suis souvent occupé et depuis longtemps de cette matière. Je m'en étais fait un de mes principaux t devoirs dans un travail que je fis, il y a deux ans. C'ëtoit un mémoire que je fis passer à M' Necker pour l'Assemblée nationale.

Pour s'appercevoir qu'il n'y en a point qui puisse D en dispenser ses ministres, il n'y a qu'à jetter les yeux a sur l'Evangile et la tradition, la pratique des premiers D siècles de l'église. Ma sécurité, ma conduite propre, a dans le même cas où vous vous trouvez, doivent vous? Dumonchel, évêque du Gard.

Deux jours après il arriva à Arles. La charité et le mérite que je lui connois vous assurcroient, d'une part, un accès facile, et de l'autre, tout ce qu'il vous faut pour vous décider. En cas qu'il vous en prenne envie, vous pourriez vous adresser à l'abbé Germane 1 , en le saluant de ma part, et qui, sans doute, se feroit un plaisir de vous introduire. Souffrez, s'il vous plait, que je la termine par l'assurance de, etc. Quoiqu'il en soit, l'abbé Véran persista dans son serment, aussi fut-il élu premier vicaire de la paroisse Saint-Julien d'Arles, aux premières élections populaires.

Les patriotes s'étaient plaints que ceux-ci avaient été saisis à l'autel et chassés du temple. Les officiers municipaux firent une enquête le 6 octobre Louis Véran parut en mairie pour donner son témoignage sur ces incidents, mais il ne voulut rien dire. On lui en sut mauvais gré. A la conclusion du Concordat, il fut nommé chanoine titulaire de Saint-Sauveur d'Aix.

Documens pour servir à l'histoire de la Révolution dans Arles, recueillis par L. Le 30 octobre , eut lieu dans l'église métropolitaine de Saint-Trophimc une nouvelle élection de curés. L'abbé Louis Véran se mit sur les rangs pour la cure de Fontvieille où il avait débuté dans le ministère paroissial, mais après trois tours de scrutins, l'abbé Lange, desservant de Saujan, hameau de Beaucaire, qui obtint seulement 14 suffrages, lui fut préféré 1.

Véran ne pouvait plus rester à Saint-Julien les prêtres constitutionnels y étaient toujours et de plus en plus mal vus. Cette paroisse confiée jusque-là au zèle des pères Carmes, disparut en , dans la nouvelle circonscription du diocèse. Elle ne fut plus qu'une succursale de Saint-Denis, établie dans l'église des pères Capucins. L'abbé Véran assurait aussi de concert avec les autres vicaires le service de Courbessac, paroisse pareillement supprimée et rattachée à Saint-Denis. On trouve aux registres de catholicité leurs signatures à partir du 16 décembre Il habitait l'ancienne demeure des pères Carmes 2.

C'est à Nimcs que l'abbé Véran passera les plus mauvais jours de la Révolution. H fut pourtant à la veille de quitter cette ville en Le 12 mai de cette année, il fut élu, par ses concitoyens, curé d'Albaron, en Camargue, par vingt-six voix sur trente-six, mais il n'a jamais occupé ce poste, qui fut offert bientôt après, le 23 juin, 1 Archives municipales d'Arles. Procèsverbal imprimé de cette élection.

Pendant tout son séjour à Nimes, l'abbé Véran entretint avec son père une active correspondance, au style négligé, hâtif, pressé, incorrect même, par conséquent sans prétention littéraire d'aucune sorte, mais curieuse à plus d'un titre et qui nous laisse voir, sous son vrai jour, cette physionomie de prêtre assermenté. Une partie de ces lettres n'existe plus, la première que l'on possède est du 16 octobre et la dernière du 7 germinal an II 27 mars Pendant ce court espace de temps, l'abbé Vérana a envoyé au moins quatorze lettres à son père.

Son frère aîné, Jacques-Didier, avait été emprisonné à Arles et voici, d'après le Comité de surveillance révolutionnaire, les motifs de son incarcération. L'abbé s'apitoie sur son sort. Lui-même est dans la gêne. Le gouvernement ne tenait pas la promesse de donner un traitement convenable à ses prêtres. A partir du mois d'octobre , il avait vu son allocation diminuée de livres aussi cherche-t-il un autre emploi, plus rémunérateur, et dans ce dessein il s'adresse, mais en vain, à l'évêque du département de Vaucluse, Rovère 2 , i Arch.

Procès-verbal de l'élection du 13 mai Charles Amy, né à Arles le 22 février , y est mort le 18 décembre t. Hélas f l'évêque venait d'être nommé commissaire national il était trop occupé pour songer au pauvre vicaire. L'abbé le comprit et en prit bravement son parti en restant à Saint-Baudile. Ce sont toutes ces craintes et bien d'autres encore qu'il exprime à son père dans sa lettre du 16 octobre J'ai eu aussi la visite de Monsieur 29 août , il fut nommé évêque constitutionnel de Vaucluse.

Il abdiqua le 26 pluviôse an II obtint, pendant la Terreur, le consulat de Livourne. Rentré en France en , il se retira dans son pays natal où il mourut en t8SO, sans avoir repris ses fonctions ecclésiastiques. Se maria à Marseille avec une demoiselle Testanier, et y a fait souche. L'abbé, comme nous le dirons plus loin, aura la consolation de mettre la paix dans cette famille.

Il faut bien le dire notre abbé n'était pas trop courageux, un peu moins de prudence de sa part eût été plus digne, plus sacerdotal. II est vrai, c'était l'époque des emprisonnements arbitraires et des enrôlements forcés. L'abbé se cachait donc pour échapper à la conscription militaire, preuve nouvelle de son peu de courage. Pour assurer la défense nationale on faisait, dans le département du Gard, des sacrifices immenses et on envoyait à la troupe des secours de toute nature.

Le nombre des chemises est immense on a obligé toutes les cy-devant dames et toutes les couturières à en faire une demi-douzaine chacune. Il consacrait à la botanique les loistrs de sa charge et forma un herbier d'environ espèces dont son fils fit présent à la viUe d'Arles. L'abbé fait un effort sérieux pour rester fidèle à son sacerdoce, comme le dénote la lettre datée du 22 novembre La situation pénible se prolonge pour l'abbé, il est toujours dans le même embarras pécuniaire, et il le dit à son père peut-être avec trop de précautions oratoires.

Je viens donc avec confiance implorer vos bontés au moment où vont commencer mes peines. Vous savez que par un décret je me suis vu privé de trois cents livres en octobre. IIier la municipalité m'envoya un billet pour payer incessamment ma contribution qui se monte à cent cinquante-deux livres, je l'ai payée de suite, vû que la prudence nous a dicté de le faire sur le champ, cependant il faut que je vive d'ici au mois de janvier si tant est que nous tirions alors notre trimestre échu , et je ne possède pas même un assignat de cinq livres, u Le père Véran n'est pas sourd à cette demande de son.

L'abbé voudrait bien aller voir sa famille il en a un grand désir, mais les circonstances l'en empêchent. La question de la démission se posait aussi pour lui. Il est dans l'indécision et veut attendre les événements, sauf pour la réquisition à laquelle il est soumis et qui le menace, il prie son père de faire l'impossible pour l'y soustraire. En attendant il serait prudent de notre part de chercher quelque moyen non-seulement pour avoir de quoi vivre, mais plus encore pour me mettre à l'abri de la réquisition, car il n'y a pas à douter quelque parti que je prenne au sujet de l'abdication, rentrant dans la classe des autres citoyens je n'y sois compris.

Il apprend à son père la vente, le 9 nivôse, de l'ancienne maison des Carmes où il demeurait. Elle fut achetée par un cabaretier au prix de Il donne aussi quelques nouvelles relatives à ses confrères. Il parait que le nombre ne diminuera pas. Un des démissionnaires s'est marié dernièrement avec une revendeuse. II se nomme Lagravière, cydevant vicaire épiscopal. Son confrère Basse est allé à Paris chercher fortune.

Apparemment il a laissé ici son épouse. Jes paroles impressionnent péniblement, on en attendait de tout autres dans la bouche de ce prêtre, toujours peureux et pusillanime Le temps avait été mauvais, l'abbé Véran n'avait pu se rendre à Arles comme il l'avait annoncé peu de jours auparavant.

Il se dédommagera plus tard. En attendant, il entretient son père de son intérieur de maison. On m'a a répondu que je pouvais en chercher un et qu'incessamu ment on me déterminerait un traitement pour cela a mais qu'on me prévenait qu'on ne m'accorderait que ce f qu'il faut pour payer le logement d'un individu, et que 0 si j'avais une domestique et un clerc je les logerais à a mes frais. Ces derniers mots voudraient-ils dire que, pendant la Révolution, les démocrates ne s'offraient pas de voeux réciproques au premier janvier?

On m'a dit ce matin que nous avions remporté quelque f nouvel avantage du côté de Perpignan, mais on n'est entré dans aucun détail. Hier il fut publié ici que les déserteurs retournés des Pyrénées-Orientales eussent dans les vingt-quatre heures à rejoindre leurs drat peaux et cela à peine de subir la plus grande rigueur des lois. C'était un ami de sa famille son nom revient, sous la plume de l'abbé, presque à chaque lettre. Le temps s'assombrissait à l'horizon religieux et politique à Nimes on avait inauguré le culte de la déesse Raison et les prêtres cessaient peu à peu tout culte.

Le 23 pluviôse 11 février , l'abbé Véran écrit à son père: Déjà ' comme à Arles on avait ici abattu tous les signes du x catholicisme. Six jours plus tard, Louis Véran apprend à son père la fermeture définitive des églises, la formalité des inventaires et sa propre cessation de tout culte. Il écrit le 29 pluviôse. Voilà définitivement les églises ainsi que le temple des protestants et les synagogues fermées, les églises le sont depuis avant-hier.

Cependant il n'existe point de défense à nous faite de ne point exercer les fonctions, mais vous sçavez que quand l'opinion est manifestée d'une manière non équivoque contre nous, il est du devoir et de la prudence de nous abstenir de toute action contraire. Aussi depuis ce matin que j'ai vu les autres prêtres, je n'exerce et n'exercerai plus de fonctions ainsi que mes confrères. Je m'attends à chaque instant à voir entrer chez moi quelque ofScier municipal pour faire l'inventaire de mon église.

Le curé de Saint-Denis m'a annoncé que le secrétaire de la municipalité lui assure que sous peu de jours on viendrait chez moi pour ce sujet et successivement aux autres églises. D'après cela vous voyez qu'il m'est impossible de m'absenter jusqu'à nouvel ordre. Vraiment 1 est-ce bien là le langage d'un prêtre, même assermenté? Il annonce avec la même froi deur l'arrestation de son propre curé.

A midi j'ai appris qu'il a été mis en arrestation dans le couvent des cy-devant capucins, même au-dessus de la chambre qu'il occupait comme curé. On sçait que c'est par ordre de la municipalité mais on ignore pour quelle. Quatre jours à peine s'écoulent et l'abbé reprend la plume. Cette fois [3 ventôse an II 2t février ] c'est pour dire à son père qu'il n'est plus vicaire de Saint-Baudi! Hier, sur les dix heures du matin, un citoyen vint me prévenir verbalement de la part du district que le Directoire venait d'écrire à la municipalité pour qu'elle nommât deux de ses membres commissaires à l'effet de faire l'inventatre de l'argenterie, effets et meubles de l'église Saint-Baudile, dans la matinée même.

Je les attendis donc mais ils ne parurent pas avant diner. Ils se rendirent à deux heures et me firent part de la commission qu'ils avaient à remplir. Je leur demandai si les représentans ou le département avaient fait un arrêté à ce sujet. Ils me répondirent qu'il n'en existait pas, et que la lettre écrite par le district à la municipalité était suffisante. Nous procédâmes à l'inventaire. Cela fait, je leur dis: Me voilà donc remercié de ma place.

Jugez la conséquence, répondit l'un d'eux. Il fut conclu qu'incessamment la municipalité feroit transporter les effets. Cependant personne n'a encore paru. Il prend même philosophiquement son parti de ce qui arrive. Que le ciel vous conserve et me voilà heureux n Tout autre que l'abbé Véran eût eu bien sûr, plus de scrupules. C'est ce que dit à son père le vicaire de Saint-Baudile, dans la lettre du 16 ventôse.

L'abbé Véran avait le plus vif désir de rejoindre ses parents à Arles, mais des affaires pressantes le retenaient encore à son poste. Il voulait être présent, dans sa paroisse, lors du transfert des objets inventoriés, et de plus il tenait à toucher, à la fin du trimestre, les deux mois échus de son traitement.

II put cependant se permettre une petite absence. Il passa à Arles le jeudi gras de Cette année, ce fut même pendant ce court séjour que se fit l'inventaire des églises restantes de Nimes, sauf Courbessac. On ne tarda pas non plus à enlever des édifices du culte les ornements et vases précieux qu'ils renfermaient. Rien n'était plus faux, au dire de l'abbé.

Malgré ce que l'on peut appeler ses complaisances, il ne veut pas, du moins pour l'instant, être du nombre des démissionnaires. Il avait tant dit à son père qu'il se souviendrait, malgré la rigueur des temps, qu'il était prêtre.

J'allais le porter au comité de surveillance révolutionnaire, mais ayant appris par une voie sûre que ce comité avait statué de ne signer aucun certificat des non démissionnaires, je l'ai gardé tel qu'il est. JI [Lettre du 16 ventôse. Il persistera dans sa résolution tant qu'il restera à Nimes.

Il y perdra même ses deux mois de traitement. Il écrit à son père, le 7 germinal an II 27 mars Le district n'a point voulu expédier de mandat sans qu'au préalable nous ne présentassions le certificat de civisme signé et vérifié par le comité révolutionnaire. Or celui-ci n'a pas voulu le signer aux non démissionnaires, de sorte que décidé à ne pas donner ma démission, je retournerai à Arles, sans retirer mon trimestre.

La défense de la ville était assurée par la garde natio t Voir pour plus de détails Fr. Histoire de la Révolution française dans le département du Gard, t. On força, les prêtres à y contribuer par une cotisation pécuniaire. On nous en a déjà. On relève avec satisfaction, dans cette même lettre, un passage qui prouve la tolérance du prêtre constitutionnel pour ceux qui ne pensaient pas comme lui.

Voici le fait auquel l'abbé Véran fait ici allusion Accusé d'avoir reçu des sommes importantes pour faire grâce à des fédéralistes, Fréron le fit arrêter et conduire à Paris où il parut devant le Tribunal révolutionnaire. JI L'abbé ne se trompait pas. Le représentant Borie, en effet, avait décidé la destruction des édifices où les fédéralistes avait tenu des réunions.

En conséquence, il avait fait fermer la Comédie le 17 pluviôse, et deux mois plus tard, il en ordonnait la démolition sous prétexte que ce bâtiment avait servi de point de ralliement aux fédéralistes contrerévolutionnaires du Gard. Moins de quinze jours après, le 30 ventôse [20 mars t], l'abbé envoie encore à son père les nouvelles suivantes. La cérémonie s'est faite avec grande pompe et avec les cris mille fois répétés de Vive la Convention juste envers les vrais patriotes.

Il M voudrait bien rejoindre ses parents et quitter définitivement Nimes, mais l'inventaire de Courbessac n'est pas encore fait. Ici d'ailleurs les prêtres ne sont pas trop bien vus. Il était loin de se douter que moins d'un mois après, le 6 floréal 25 avril , ce prêtre serait arrêté, sans raison traduit devant la Commission populaire d'Orange, condamné à mort et exécuté [10 thermidor, lundi 28 juillet] 1. L'abbé Véran retourna donc chez ses parents, mais à Arles comme à Nimes, les idées révolutionnaires avaient 1 Tinet Antoine , né à Barbentane le 9 janvier , d'Antoine François et de Jeanne Masel d'abord vicaire dans son pays natal, puis en curé constitutionnel de Saint-Julien d'Arles s'occupait de recherches historiques locales.

Quelques prêtres allèrent jusqu'à livrer leurs lettres de prêtrise. Le vicaire de Saint-Baudile qui, jusqu'alors, n'avait pas voulu être parmi les démissionnaires, circonvenu sans doute par des confrères plus âgés et qui avaient de l'influence sur ses déterminations, se sécularisa ou mieux pour employer un terme du jour se laïcisa comme eux.

Vous pou 1 La première de ces lettres est datée du 3 juin et signée par Claude Légier, ex-chanoine de la Major. En , son nom figure sur la liste des membres de la Société populaire d'Arles.

C'est le seul gage donné à la Révolution par l'ancien vicaire de Saint-Baudile dans son apostasie. Il était, par tempérament, peu porté à l'action directe, il appartenait à une famille foncièrement catholique après réflexion il comprit qu'il avait fait une faute. Rien d'étonnant alors de le voir, le 23 avril , dans une cérémonie expiatoire à Saint-Trophime, abjurer le serment constitutionnel et reprendre les fonctions sacerdotales.

Par ce fait l'abbé devenait sujet à la déportation, et son nom figure sur les listes de proscription dressées à cette époque il ne s'en effraya pas, outre mesure, et ne fut pas inquiété. En , nous le retrouvons à Nimes, mais sans pouvoir 1 Arch. Voici la lettre qu'il écrivait, le 20 floréal an IV 8 mai , aux autorités d'Arles pour se faire inscrire au rôle des pensionnaires ecclésiastiques.

Comme nous l'avons dit plus haut, il avait à Marseille un de ses frères, Pierre-Ililaire, qui y vivait du produit de son commerce. Louis Véran émigra, à sa suite, dans la grande ville qu'il ne quittera presque plus et dans laquelle il terminera ses jours. Une seconde existence, toute nouvelle, va commencer pour lui, consacrée presque exclusivement à l'enseignement où il paraît, du reste, avoir eu quelque succès.

Fonds de la Révolution. En attendant il fut utilisé comme maison d'éducation pour la jeunesse et l'abbé Véran y fut appelé en qualité d'instituteur.

Dans sa nouvelle position, il rendit quelques services aux siens, en s'intéressant à l'instruction des enfants de ses frères. Dès son arrivée à Marseille il continue aveu son père cette correspondance dont nous avons cité de larges extraits et lui écrit périodiquement. Sa première lettre du moins la première que possèdent encore les descendants de sa famille est du 1er avril En ce moment l'autorité diocésaine avait des vues sur lui et aurait bien voulu utiliser ses services en l'envoyant dans une paroisse.

C'est ce qu'il ne voudrait pas et ce qui l'inquiète. Il écrit dans la même lettre. L'abbé Véran put rester à Marseille comme il le désirait, mais ses supérieurs ne désespérèrent pas de le voir entrer dans leurs desseins. Cet espoir ne se réalisa pas, Louis Véran demeura, rue Tapis-Vert, auprès des enfants confiés à ses soins. Ses sentiments démocratiques étaient restés les mêmes.

Des élections venaient d'avoir lieu, l'abbé se félicite du résultat favorable à ses aspirations, et ses paroles, à ce sujet, sont celles d'un sage. On veut la République, mais une République aristocratique, une République entièrement dégagée de démagogie, une République vertueuse et non pas anarchique.

Les riches propriétaires et les gens instruits qui dorénavant seront probablement les seuls admis aux législatures, voyent 1 Verbert Marie-Cliarles-Emmanuel , né à Pont-de-Vaux Ain ,. Le 20 octobre , il fut installé proviseur du Lycée de Marseille. Sous la Restauration, il fut professeur de théologie morale à la Faculté de théologie d'Aix. Le 22 août , il accepta la charge de vicaire général de la Congrégation des Lazaristes.

Il mourut à Paris le 4 mars JI Des siècles se sont écoulés depuis trois mois et le s système a changé entièrement. Mais cette tranquillité que célébrait l'abbé Véran fut de courte durée.

Après le coup d'état du 18 fructidor, de nouvelles vexations furent infligées aux ecclésiastiques. Louis Véran est comme effrayé de la situation politique. Il n'ose écrire directement à son père ni signer ses lettres, crainte de représailles. Il s'adresse alors à son frère, Jacques Didier, qui demeurait à Arles, rue Vinsargues, près des Cordeliers. Sa lettre est du 5 frimaire an VI 25 novembre 17H7. Il lui parle d'une manière impersonnelle et le met au courant des sévices dont les prêtres sont de nouveau menacés.

Le cinquième prêtre dont il est ici question, on l'a deviné, est l'abbé Véran lui-même. On exigea alors des ecclésiastiques le serment de haine à la royauté. A Marseille quelques prêtres le prêtèrent, mais pas l'abbé Véran. Ils sont au nombre de La pern sonne en question n'est pas du nombre. L'abbé Véran avait été assez heureux pour remettre l'union dans la famille de son frère Pierre-Hilaire, rompue depuis longtemps.

L'affaire du nouveau serment dont il vient d'être ques- tion le préoccupe toujours beaucoup son père n'est pas moins inquiet. L'abbé Véran n'eut pas à se reprocher d'avoir prêté ce nouveau serment du moins dans la forme qu'on l'exigeait de lui. Le sous-préfet d'Arles ordonna, le 26 ventôse an X 17 mars , que son nom fût rayé de la liste des pensionnaires ecclésiastiques pour n'avoir pas prêté le serment de haine à la royauté, le 10 frimaire an VIII 1er décembre , et parce que celui qu'il avait prêté le 25 brumaire était insuffisant 1.

Ils se rendaient de mutuels services, comme commissions en ville, suppléances dans la surveillance des enfants, toutes choses qu'avec raison appréciait l'abbé Véran dont le temps était encore pris par des occupations sacerdotales.

Cette même lettre se termine par quelques mots très courts relatifs aux réquisitions forcées de cette époque.

Le notaire Antoine Véran demeurait alors sur la petite place du Bourgneuf à Arles. Elle avait eu les fièvres, l'abbé lui donne les moyens de s'en guérir et lui recommande, dans ce but, d'être sévère pour son régime. Louis Véran envoie par la même occasion des saluts au Père Muratory 2 et à ses autres confrères. Nous étions au lendemain de la victoire de Marengo Bonaparte triomphant, il semblait que le calme allât revenir. Depuis hier on dit qu'on doit en traiter à Lyon.

Elle mourut le 6 mai Michel Muratory, né à Arles, le 16 août , augustin réformé, profès le 16 août Je n'ai pu lui dire qu'un mot avant son départ. Une m'a pas dit qu'il allât dans notre patrie. Telle était donc la vie de Louis Véran, dans la ville de Marseille, partageant son temps entre ses fonctions et les relations avec sa famille, et ne dédaignant pas de s'occuper des événements du jour. Le Concordat venait d'être conclu entre Napoléon Bonaparte, premier consul de la République, et le SaintSiège et fut proclamé solennellement le 28 germinal an X 18 avril dans l'église Notre-Dame de Paris.

Dans les Bouchcs-du-Rhône, seul l'archevêché d'Aix fut maintenu avec, à sa tête, Mgr Champion de Cicé, ancien archevêque de Bordeaux, qui eut pour première mission de faire une nouvelle circonscription des paroisses. Ce fut pendant tous ces préparatifs que l'abbé Véran perdit son père.

Il mourut à Arles, le 5 juin , après avoir résigné son office de notaire à son fils aîné, Jacques-Didier, en L'éloge pompeux que fit de sa piété, de sa probité et de son talent, à ses obsèques, le Doyen des notaires dut grandement consoler l'abbé Véran et lui rendre moins sensible cette perte.

L'ancienne paroisse de Fontvieille fut réorganisée, et l'ancien vicaire de Saint-Baudile qui y avait exercé ses premières fonctions sacerdotales fut proposé à l'agrément du gouvernement pour l'occuper. L'Etat des prêtres du diocèse d'Aix de donne comme date à cette nomination 6 mai Le préfet des Bouches-du-Rhône n'agréa pas ses services.

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